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Le blog des rainettes

Le blog des rainettes

De tout et de rien mais surtout de tout : de l'actualité aux voyages, en passant par la culture, littérature, cinéma, l'Art et jusqu'à la cuisine ou la politique, parfois le tout en même temps à 4 mains, à loisir et à l'envie ! Pourquoi ? Parce qu’un et un font un, parce qu’ils existent, parce que c’est suffisant et insuffisant à la fois, parce qu’ils sont toujours d’accord, parce qu’ils ne sont jamais d’accord, parce qu’il est persuadé d’avoir raison, parce qu’elle sait qu’elle a toujours raison, parce qu’il y aura toujours des questions insolubles, parce qu’il y a trop de personnes porteuses de vérités prêtes à l’emploi, parce qu’il y en d’autres envahies de doutes, parce que la liberté de s’exprimer, de se laisser porter est un privilège dont on n’a pas toujours conscience, parce qu’il faut l’explorer comme on explorerait un nouveau continent . Parce qu’ils ne se prennent pas au sérieux, parce qu’ils se prennent trop au sérieux, parce qu’ils ne peuvent pas se passer d’internet, parce qu’ils aiment réagir, interagir, parce qu’un poste de télé ou un bon bouquin ça n’a pas beaucoup de répartie, parce qu’ils aiment des choses, sont dégoûtés, énervés, par d’autres, parce qu’ils contemplent. Parce qu’IL s’imagine en ermite reculé d’un monde fou au bord d’un étang, parce qu’ELLE veut voir le monde, parce qu’ils ont vu, parce qu’ils ont à voir, parce qu’IL repense la vie, l’univers et le reste dans un trempage hebdomadaire, parce qu’ELLE invente des vies, des univers et des restes dans des nuits blanches quotidiennes, parce qu’ELLE s’ennuie, parce qu’ils sont bavards, parce qu’ils sont timides, parce qu’ils sont différents, parce que les autres sont les autres, parce qu’ils sont de grands gamins et parce qu’ils en ont envie : le blog des reinettes, bavardages avec les grenouilles sur un bord d’étang reculé ou sur un coin de toile pseudo-sociale ! IL et ELLE

Une Assemblée Constituante très contestée... sur place

S’il s’agissait d’un régime de droite, toute la gauche européenne et américaine serait mobilisée. Mais voilà, c’est au Venezuela, et le président Nicolas Maduro, démocratiquement élu en 2013, est l’héritier de la « révolution bolivarienne » (tiens J.L Mélenchon lève la tête…) conduite par son prédécesseur, Hugo Chavez, héros d’une partie de la gauche dite « alter ». D’où quelques complaisances résiduelles (ou admiration béate et bête de celui qui a toujours la tête levée) à l’égard d’un pouvoir en passe de se livrer à une sorte de coup d’Etat juridique.
 

Car comment qualifier autrement la tenue de ces élections à une Assemblée constituante, destinée à dissoudre l’Assemblée Nationale démocratiquement élue fin 2015 et dominée par l’opposition ? Le camp du Président Maduro fait valoir qu’il a le soutien de la Cour suprême, institution épurée pour être à la botte du régime et qui s’est distinguée en s’efforçant, en vain, de s’attribuer début avril les pouvoirs de l’Assemblée, la manœuvre ne trompe personne. Il s’agit bel et bien d’annuler des élections libres et de chasser des élus qui ne plaisent pas pour les remplacer par un corps constituant chargé d’accroître encore les pouvoirs de Nicolas Maduro.

Ce n’est pas seulement un coup porté à la démocratie, c’est aussi absurde. A qui fera-t-on croire, en effet, que ce dont souffre prioritairement ce pays, plongé dans le chaos et la misère, c’est une réforme constitutionnelle ? Toute l’opposition, de nombreux syndicats et même une partie des chavistes sont contre cette initiative. Le pays a connu cette semaine une grève générale violemment réprimée par la soldatesque du régime : sept morts, qui viennent s’ajouter à une centaine d’autres, tués par balles lors de manifestations quasi quotidiennes depuis avril. Le régime a recours aux tribunaux militaires pour les civils appréhendés pendant les manifestations. Nombre de témoignages dans la presse font état de tortures en prison : sévices sexuels, décharges électriques, passages à tabac.

 

Ni les sanctions décidées par les Etats-Unis – qui ont approuvé une tentative de coup d’Etat contre Hugo Chavez en 2002 – ni l’effondrement des cours du pétrole ne sont à l’origine du désastre économique, social, humanitaire que vit le Venezuela. Autrefois l’un des plus riches de la région, ce pays est au bord de l’abîme du fait de l’incompétence et de la corruption du régime chaviste. L’étatisation d’une partie de l’économie l’a mise au service d’officiers supérieurs aussi mauvais gestionnaires que peu scrupuleux – quand ils n’ont pas versé dans des trafics criminels. L’inflation a explosé. Les supermarchés sont vides. L’insécurité règne.

 

Traditionnellement, le Venezuela était une terre d’asile pour les voisins colombiens qui, par centaines de milliers, fuyaient la violence dans leur pays. Le flux migratoire s’est inversé, au point que les autorités colombiennes font déjà part de leur peur d’être submergées par une immigration de masse en provenance du Venezuela.

 

Majoritairement de centre gauche, l’opposition ne réclame pas grand-chose : une élection présidentielle anticipée à moins d’un an de la fin du mandat de Maduro. Les organisations régionales se sont mobilisées en vain. Le Mexique et la Colombie ont tenté des médiations. Les Etats-Unis menacent de nouvelles sanctions en cas d’élection de cette Constituante. Maduro s’est accroché, soutenu par l’armée. Il a peur d’élections libres, il truque le mode de scrutin traditionnel. C’est le propre d’un régime en passe de devenir une dictature pure et simple.

 

Et nous y sommes, ce dimanche entaché de violences dès le matin, les Vénézuéliens étaient appelés aux urnes pour élire une Assemblée constituante qui vise à court-circuiter l’Assemblée nationale hostile au président Maduro.

 

Le chaos déjà bien installé est prévu pour s’empirer. Les Etats-Unis ont rapatrié par ordre tous leurs ressortissants, les compagnies aériennes françaises et espagnoles ont annulé leurs vols depuis Paris et Madrid pour raisons de sécurité, imitant les compagnies colombiennes qui avaient suspendu leur desserte jeudi. Une image de la solitude du pays assis sur les réserves de pétrole les plus importantes de la planète, mais qui s’enfonce dans la crise politique, économique et sociale depuis 2013, quand ont coïncidé la chute du prix du baril et l’élection du président Nicolas Maduro.

 

Aujourd’hui, s’est jouée une nouvelle manche du long bras de fer institutionnel auquel se livrent le gouvernement socialiste et l’opposition réunie au sein de la MUD (Table de l’unité démocratique), coalition allant du centre gauche à la droite ultralibérale. Le régime a convoqué une Assemblée constituante dont il s’agit d’élire les 545 membres, qui seront tous chavistes puisque la MUD n’a présenté aucun candidat et a appelé au boycott du scrutin. Elle détient le dernier pouvoir qui échappe au régime bolivarien : l’Assemblée Nationale, depuis décembre 2015. Mais des ténors du chavisme n’ont pas caché que la Constituante aurait toute latitude pour dissoudre et supplanter l’assemblée précédemment élue.

 

Les bureaux de vote ont ouvert à l’aube, à 6 heures, dans un pays habitué à se lever tôt pour affronter les interminables files d’attente devant les magasins d’alimentation.

La paupérisation est galopante. Les Clap (centres locaux d’approvisionnement et de production) sont censés remédier à l’hyper-spéculation en créant un livret de rationnement, sur le modèle de la libreta cubaine. L’accès à des aliments ou à du savon à un prix très bas est réservé aux personnes à faibles revenus, mais la paupérisation a fait entrer dans cette catégorie la majorité des 31 millions de

Vénézuéliens. Les bénéficiaires des Clap doivent avoir la «carte de la patrie», distribuée depuis le début de l’année, et qui emmagasine dans un code QR une foule d’infos sur ses détenteurs. Dans un total mépris du respect de la vie privée, ce document a servi de carte électorale aujourd'hui. Les personnes qui n’ont pas voté risquent ainsi de se voir refuser l’achat de produits du Clap. Une façon d’obliger à voter une population qui, selon les sondages, s’oppose à 80 % à la Constituante de Nicolas Maduro. Les militaires de métier, les fonctionnaires et les salariés du pétrole (secteur nationalisé) ont aussi été fermement invités à se rendre aux urnes. Dans un pays ou tout manque, l’investissement dans un service informatique inquisiteur et sophistiqué situe les priorités d’un régime aux abois. Cette banque de données géante, selon les chiffres officiels rapportés par l’agence espagnole EFE, a enregistré près de 15 millions de citoyens.

 

Les premières heures du vote ont été agitées avec deux morts par balles : un des 6 000 candidats du camp chaviste dans l’Etat de Bolivar, et un militant de l’opposition dans l’Etat de Sucre. Des opposants avaient installé des barrages sur de grands axes de circulation. A midi, les barricades et les heurts se multipliaient à Caracas. Et plusieurs militaires ont été blessés par une explosion dans l’est de la capitale. Vendredi, le président avait interdit toute manifestation pendant le week-end, sous peine de dix ans de prison. D’autres morts sont venus s’ajouter lors des émeutes à  la grosse centaine d’assassinats ces derniers mois.

 

Mercredi, l’Assemblée constituante et très contestée, chaviste à 100 %, occupera l’hémicycle de l’Assemblée et s’attellera à la rédaction de la nouvelle Constitution. Elle n’a aucune limitation dans le temps, ni dans ses attributions. Comme le redoute la MUD, elle peut très bien repousser ou changer la règle des prochaines échéances électorales : le remplacement des gouverneurs prévu à la fin de l’année, ou même la présidentielle de décembre 2018. Et si une telle issue provoquait une nouvelle flambée de violence (les manifestations convoquées par

l’opposition ont fait plus de cent morts en quatre mois), le recours à la force armée a été brandi. «Si le Venezuela sombrait dans le chaos et la violence, assénait le président Nicolas Maduro en mars, et que la révolution bolivarienne était détruite, nous irions au combat, nous ne nous rendrons jamais. Et ce que nous n’aurions pu obtenir par les urnes, nous l’obtiendrions avec les armes.»

 

 

Et on regarde depuis l'Europe, l'Amérique du Nord... Ceux qui en France se battent pour un soit disant "idéal démocratique" sont occupés à voter "par principe" contre la Loi de Moralisation de la Vie Politique, issue d'un gouvernement de droite, alors, ils ne vont pas se révolter contre un gouvernement de gauche !

 

Et puis, c'est les vacances, c'est loin, on verra bien...

ELLE

He oui, un de plus, un pas de plus vers une dictature "librement" consentie, ou quand la démocratie est utilisée contre elle même.

Elle promeut Trump, elle garde Poutine, elle encense Erdogan, et Maduro épure et étête...

ELLE a également raison de pointer du doigt les prises de position des donneurs de leçon des ambassadeurs "es démocratie" de notre beau pays qui a la chance d'être encore une terre de liberté ou ce genre d'arrangement avec la réalité est possible. Et après, celui qui lève la tête va croire qu'on lui a spolier le poste qui lui était dû. Ouf !

Et comment passer à côté de cette information relayée par un journal que je ne lis jamais, le PCF félicitant les "choix démocratiques" vénézuélien, on se trouve plongé aux prises de position du siècle dernier. 

IL

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