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Le blog des rainettes

Le blog des rainettes

De tout et de rien mais surtout de tout : de l'actualité aux voyages, en passant par la culture, littérature, cinéma, l'Art et jusqu'à la cuisine ou la politique, parfois le tout en même temps à 4 mains, à loisir et à l'envie ! Pourquoi ? Parce qu’un et un font un, parce qu’ils existent, parce que c’est suffisant et insuffisant à la fois, parce qu’ils sont toujours d’accord, parce qu’ils ne sont jamais d’accord, parce qu’il est persuadé d’avoir raison, parce qu’elle sait qu’elle a toujours raison, parce qu’il y aura toujours des questions insolubles, parce qu’il y a trop de personnes porteuses de vérités prêtes à l’emploi, parce qu’il y en d’autres envahies de doutes, parce que la liberté de s’exprimer, de se laisser porter est un privilège dont on n’a pas toujours conscience, parce qu’il faut l’explorer comme on explorerait un nouveau continent . Parce qu’ils ne se prennent pas au sérieux, parce qu’ils se prennent trop au sérieux, parce qu’ils ne peuvent pas se passer d’internet, parce qu’ils aiment réagir, interagir, parce qu’un poste de télé ou un bon bouquin ça n’a pas beaucoup de répartie, parce qu’ils aiment des choses, sont dégoûtés, énervés, par d’autres, parce qu’ils contemplent. Parce qu’IL s’imagine en ermite reculé d’un monde fou au bord d’un étang, parce qu’ELLE veut voir le monde, parce qu’ils ont vu, parce qu’ils ont à voir, parce qu’IL repense la vie, l’univers et le reste dans un trempage hebdomadaire, parce qu’ELLE invente des vies, des univers et des restes dans des nuits blanches quotidiennes, parce qu’ELLE s’ennuie, parce qu’ils sont bavards, parce qu’ils sont timides, parce qu’ils sont différents, parce que les autres sont les autres, parce qu’ils sont de grands gamins et parce qu’ils en ont envie : le blog des reinettes, bavardages avec les grenouilles sur un bord d’étang reculé ou sur un coin de toile pseudo-sociale ! IL et ELLE

Intermède bucolique

Intermède bucolique

"Le myosotis et puis la rose, ce sont des fleurs qui disent quelque chose", mais pour les coquelicots, c'est une autre histoire. Enfin, au départ, en chanson, ce n'est presque rien à part un amour perdu et quelques gouttes de sang.

Le coquelicot est une impression dans un champ, des petites taches rouges si fragiles au vent, un symbole pour un courant de peinture.

Une fleur si fragile et si proche de sa cousine à la résine enchanteresse... enfin ça c'est sur la carte postale. Le pavot n'est pas si enchanteur que cela et sa culture n'est pas là pour impressionner un peintre. Mais qui sait, peut-être qu'en en consommant on voit des coquelicots au fond des yeux ?

 

Intermède bucolique
Intermède bucolique
Intermède bucolique

Les coquelicots sont des fleurs solitaires... qui poussent en groupe. C'est amusant de les voir prospérer à flan de fossé par petites touches périodiques. Elles regardent les trains passer, moins sensibles que les vaches à ces animaux incongrus.

Une fleur sans intérêt si elle n'était si fragile mais recelant une force stupéfiante, si voyante et discrète à la fois, si solitaire mais ne pouvant pousser seule.

Un mystère en robe rouge et au cœur noir.

 

Intermède bucolique

Peut-être une femme fatale de Grèce antique s'est-elle transformée dans cette fleur si étrange. Une histoire d'amour faite de noirceur et de sang, une divinité jalouse ou une métamorphose involontaire, une femme pleurant son aimé perdu ou la trahison dont elle a fait l'objet. Peut-être qu'au travers de ses frêles pétales, le coquelicot nous raconte une histoire où la tendresse a fait place au chagrin, où la douleur et la douceur "s'épousèrent à la tombée du soir pour qu'un ciel flamboie"... paradoxales associations.

Intermède bucolique

La force des paradoxes est la possibilité qu'ils nous offrent de lancer une pièce sans en connaître la résultante et de nous moquer du pile ou du face. Au creux d'un paradoxe tout devient possible, comme si l'aléatoire donnait à chaque choix une possibilité d'exister... puis de disparaître dans son inutilité. Voir un coquelicot, c'est se demander si un choix est réel ou s'il n'est que l'apparence de notre volonté.

C'est une fleur qui ne dit pas grand chose, et "pour aimer les coquelicots faut être idiot", mais je ne peux pas m'empêcher de rêver et de refaire le monde à partir de cette tache rouge au milieu d'un paysage, une impression d'exister...

 

IL

Intermède bucolique

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