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Le blog des rainettes

Le blog des rainettes

De tout et de rien mais surtout de tout : de l'actualité aux voyages, en passant par la culture, littérature, cinéma, l'Art et jusqu'à la cuisine ou la politique, parfois le tout en même temps à 4 mains, à loisir et à l'envie ! Pourquoi ? Parce qu’un et un font un, parce qu’ils existent, parce que c’est suffisant et insuffisant à la fois, parce qu’ils sont toujours d’accord, parce qu’ils ne sont jamais d’accord, parce qu’il est persuadé d’avoir raison, parce qu’elle sait qu’elle a toujours raison, parce qu’il y aura toujours des questions insolubles, parce qu’il y a trop de personnes porteuses de vérités prêtes à l’emploi, parce qu’il y en d’autres envahies de doutes, parce que la liberté de s’exprimer, de se laisser porter est un privilège dont on n’a pas toujours conscience, parce qu’il faut l’explorer comme on explorerait un nouveau continent . Parce qu’ils ne se prennent pas au sérieux, parce qu’ils se prennent trop au sérieux, parce qu’ils ne peuvent pas se passer d’internet, parce qu’ils aiment réagir, interagir, parce qu’un poste de télé ou un bon bouquin ça n’a pas beaucoup de répartie, parce qu’ils aiment des choses, sont dégoûtés, énervés, par d’autres, parce qu’ils contemplent. Parce qu’IL s’imagine en ermite reculé d’un monde fou au bord d’un étang, parce qu’ELLE veut voir le monde, parce qu’ils ont vu, parce qu’ils ont à voir, parce qu’IL repense la vie, l’univers et le reste dans un trempage hebdomadaire, parce qu’ELLE invente des vies, des univers et des restes dans des nuits blanches quotidiennes, parce qu’ELLE s’ennuie, parce qu’ils sont bavards, parce qu’ils sont timides, parce qu’ils sont différents, parce que les autres sont les autres, parce qu’ils sont de grands gamins et parce qu’ils en ont envie : le blog des reinettes, bavardages avec les grenouilles sur un bord d’étang reculé ou sur un coin de toile pseudo-sociale ! IL et ELLE

IMAGE, BOYCOTT ET DERAPAGE

UNE IMAGE

 

 

La photo va s’afficher dans les mairies pendant cinq ans et remplacer celle de François Hollande, debout dans les Jardins de l’Elysées, Emmanuel Macron a choisi son portrait officiel et l’a publié sur Twitter. Il est signé Soazig de la Moissonière, photographe du Président. On l’y voit, souriant, appuyé contre un bureau, de face, à côté d’une fenêtre ouverte, entre le drapeau français et le drapeau européen. Photo très contrastée, agrémentée de quelques détails, tout y a un sens et les attachés de presse du Président (ou de la photographe ?) décryptent ces détails pour les ignares de la lecture d’image et/ou les miros.

 

Il est un des rares Président à sourire sur un portrait officiel (le seul ?). Emmanuel Macron est très éclairé, on voit les deux drapeaux. Habituellement, on commence de gauche à droite par le drapeau européen pour aller vers le drapeau français, là on a fait l’inverse, on trouve à gauche le drapeau français, à droite le drapeau européen pour montrer déjà qu’on inscrit l’Europe dans un projet d’avenir.

Ensuite, on voit qu’il est dans son bureau. C’était la mode depuis Jacques Chirac et François Hollande de sortir dans les jardins de l’Elysées, là Emmanuel Macron est dans le bureau. Il n’est pas assis derrière son bureau comme pouvait l’être François Mitterrand mais il est devant son bureau, pas assis-avachi dessus, plutôt assis-appuyé contre, les deux mains posées sur son bureau, de chaque côté de son corps appuyé. Ce n’est pas l’attitude d’un Président de la République que l’on a l’habitude de voir mais plutôt celui d’un Président d’une boîte privée, d’un Président d’entreprise, il regarde les gens, il est de face. Si on s’attarde sur les Présidents de la Cinquième République, beaucoup étaient de profile ou de trois-quarts.

Un gros coup créatif sur cette photo : la fenêtre totalement ouverte qui annule l’effet de confinement du bureau ou d’un endroit clos.

Pour les détails, il faut voir (ou croire ce qu’on nous dit de voir) trois livres posés sur le bureau : Les Mémoires de Guerre de De Gaulle ouvertes à une page bien précise, Le Rouge et le Noir de Stendhal et Les Nourritures Terrestres de Gide dans la Pléiade.

Un téléphone portable est également posé sur le bureau. Un coq se reflète sur l’écran, le coq d’un encrier.

 

UN BOYCOTT

 

 

Pour rester dans l’officiel et le solennel, la fameuse convocation du Congrès à Versailles pour un discours du Président de la République le lundi, suivi de celui du Premier Ministre à l’Assemblée le lendemain suscite une avalanche de réactions depuis hier à gauche et droite. On parle de « faute politique », « d’humiliation d’Edouard Philippe » et de « régime impérial ».

Les dix-sept « sans cravate » de Jean-Luc Mélenchon ont décidé de faire aussi « sans congrès », le boycott annoncé aujourd’hui par le patron de la France Insoumise. Ils n’iront pas à Versailles ! C’était bien la peine de se présenter aux élections, de se faire élire et de se poser en représentants du peuple !

« Puisque nous sommes convoqués pour entendre le monarque présidentiel s'exprimer, puisque nous sommes convoqués sans délai et mis à discrétion de sa bonne volonté à propos du débat parlementaire, eh bien nous nous rebellons et nous ne nous soumettons pas. Nous n'irons pas. Le seul moyen que nous avons pour montrer la gravité, le sérieux que nous attachons à cette question du coup de force qui est en quelque sorte tenté, un coup de force qui précède un coup d'État social avec le renversement de l'ordre public social. […] Nous n'irons pas à Versailles, à Versailles où, au demeurant, nous ne sommes rien. Versailles, le lieu de la capitulation, le lieu de la monarchie, le lieu des Versaillais. »

Et Jean-Luc Mélenchon de demander solennellement et "sérieusement" à Emmanuel Macron de "réfléchir à ce qu'il est en train de faire". "Qu'il ne croit pas que nous n'avons pas compris. Et nous alertons les Français : est-ce pour ça que vous avez voté ? Est-ce que c'est ça que vous vouliez comme renouveau de la politique ? De voir quelqu'un qui était déjà un monarque plein de pouvoir se transformer en un pharaon ? Non et non", a-t-il poursuivi.

Une initiative qui déplaît fortement à la porte-parole du groupe La République en marche à l'Assemblée nationale. Sur Twitter, Aurore Bergé considère que La France insoumise « refuse le droit au Président de s'exprimer devant l'ensemble de la représentation nationale ».

 

Ils se sont battus, ils ont été élus et pour l’instant, on ne peut pas dire qu’ils se soient vraiment mis au travail, à part refuser de se vêtir correctement et de ranger leur téléphone portable lors de la séance inaugurale de l’Assemblée ou de saluer le Président de cette même Assemblée qui vient d’être élu légitimement, annoncer qu’ils refuseront d’aller écouter les disCour de leur Président de la République et Premier Ministre, les Députés élus de la France Insoumise n’ont rien. Pour brasser de l’air et faire des vagues, on a le vent pas besoin de Députés.

C’est à se demander si Insoumis n’est pas à entendre comme « en crise d’adolescence tardive ».

 

UN DERAPAGE

 

 

Un Congrès de Versailles coûte entre 200 et 600 000 euros pour déplacer plus de 900 députés et sénateurs. L’absence des quelques adolescents insoumis fera peut-être faire des économies à l’Etat qui en a bien besoin.

Les résultats de l’audit commandé à la Cour des Comptes par Edouard Philippes viennent de tomber avec une mauvaise nouvelle : déficit attendu cette année 3,2% du PIB, c’est bien au-dessus de ce qu’avait annoncé François Hollande qui a sous-estimé les dépenses de l’Etat et surestimé les recettes. La Cour des Comptes tacle l’ancien Président et demande au nouveau de redresser drastiquement la barre.

3,2%, cela représente un dérapage de 8 milliards d’euros, l’équivalent 0,4 points de PIB, plus que les recettes. Ce sont quasi-exclusivement les dépenses de l’Etat qui ont été sous-estimées.

 

Didier Migaud, le Président de la Cour des Comptes dénonce un dérapage.
« La pédagogie est l'art de la répétition, surtout lorsque le message n'imprime pas ». Inlassablement, le premier président de la Cour des

comptes, Didier Migaud, a égrainé ce jeudi les risques qui pèsent sur le déficit public, et les recommandations - souvent déjà formulées - pour le réduire. Comme en 2012 , l'institution a alerté sur le fait que la prévision inscrite en loi de finances n'était pas tenable.

 

Même en annulant 2 à 3 milliards de crédits comme en 2016, le déficit devrait s'élever à 3,2 % en 2017, au lieu de 2,7 % prévus dans le budget, revus à la hausse à 2,8 % dans le programme de stabilité présenté en avril. « L'écart par rapport à 2012 est à peu près équivalent, mais il n'est pas de même nature. En 2012, il y avait une surestimation des recettes. Cette fois, nous constatons une sous-estimation des dépenses », a observé Didier Migaud.

Dans son rapport, la Cour des comptes fait même état « d'éléments d'insincérité ». Une critique particulièrement sévère contre laquelle les responsables de l'époque, Michel Sapin et Christian Eckert, se sont insurgés. « Durant le quinquennat de François Hollande, le gouvernement a fait preuve d'un sérieux budgétaire sans précédent », « permettant au déficit de reculer continûment, d'un niveau supérieur à 5% en 2011, dernière année du mandat précédent, à 3,4% en 2016 », ont-ils écrit dans un communiqué.


Ils considèrent que la Cour des comptes adopte « une approche excessivement prudente » s'agissant des dépenses de l'Etat. Parmi elles figure la prise en compte du sauvetage d'Areva, pour laquelle la Cour a retenu un impact de 2,3 milliards. Cela correspond à la recapitalisation d'Areva SA, dans laquelle seront logés les risques liés au groupe nucléaire (EPR finlandais, usine du Creusot). Les autres actifs d'Areva, regroupés dans une « Newco », ne seront pas pris en compte, dans la mesure où deux autres investisseurs japonais interviendront au tour de table. « Cette dépense interviendra bien en 2017 et vous voudriez que nous n'en tenions pas compte ? », a défendu Raoul Briet, président de la première chambre de la Cour des comptes.

Si le maintien sous les 3 % en 2017 va nécessiter un gros effort, la Cour s'inquiète encore plus pour l'année 2018, où la masse salariale de la fonction publique va repartir à la hausse avec la montée en puissance de l'accord carrière. En outre, le prélèvement sur recettes pour l'Union européenne risque de remonter, alors qu'il avait plutôt laissé de bonnes surprises les années précédentes. Et la remontée attendue des taux d'intérêt ne permettra pas, comme les années précédentes, de constater des économies a posteriori sur la charge de la dette. Si en plus les dépenses d'assurance-maladie augmentent suite à la nouvelle convention médicale et que celles des collectivités se montrent dynamiques compte-tenu du cycle électoral, il faudra stabiliser les dépenses en volume. « L'équation du budget 2018 est encore plus complexe que celle du budget 2017. Pour respecter la trajectoire, il faut réaliser un effort d'économies sans précédent », a résumé Didier Migaud.

Ebauche de solution : les fonctionnaires devront se serrer la ceinture, pas d'augmentation de leur point d'indice annonce Gérard Darmanin, le Ministre des Comptes.
En même temps, ça fait tellement longtemps qu'il était gelé qu'on n'attendait pas une fonte de ce point d'indice...

 

 

UN AUTRE DERAPAGE

 

 

Plus loin et plus habituel, un dérapage de Bush… On ne compte plus les dérapages du Président américain.

A l’heure où il devrait se faire tout petit petit en fermant officiellement les frontières de son pays aujourd’hui : à partir de 20 heures, les frontières américaines seront fermées aux ressortissants syriens, libyens, iraniens et yéménites, c’est l’application du Décret anti-immigration de Donald Trump.

 

Et donc, juste avant l’exécution de ce décret, Donald Trump frappe sur Twitter, non contre les étrangers mais contre les journalistes cette fois (enfin, encore une fois…)
Les mots sont violents et le message est insultant à l’égard du couple de journaliste qui avait été trop critique à son égard sur une émission d’MSNBC.

« I heard poorly rated @Morning_Joe speaks badly of me (don't watch anymore). Then how come low I.Q. Crazy Mika, along with Psycho Joe, came… »
Il a beau jeu de critiquer le QI des journalistes… 
On pourrait trouver cela lassant si seulement il ne s'agissait pas du président des Etats-Unis.

Il enchaîne « ...to Mar-a-Lago 3 nights in a row around New Year's Eve, and insisted on joining me. She was bleeding badly from a face-lift. I said no! »
Si on peut s’étonner qu’il s’engage sur le terrain glissant du QI, on est également surpris de le voir critiquer le physique !

 

 

Les présentateurs Joe Scarborough et Mika Brzezinski, un couple dans la vie, animent chaque matin l'émission Morning Joe sur la chaîne progressiste MSNBC. La seconde venait de critiquer l'administration du président républicain qu'il faut, selon elle, regarder «comme une entreprise».

La chaîne MSNBC a réagi rapidement, évoquant « un triste jour pour l’Amérique avec un Président qui passe son temps à harceler au lieu de faire son travail. »

Jake Tapper de CNN (chaîne en guerre ouverte contre la Maison Blanche) a réagi lui aussi en posant la question : « au fait comment se passe la campagne de Melania Trump contre le harcèlement ? » La femme du Président a en effet fait plusieurs discours ces dernières semaines pour dénoncer avec véhémence le harcèlement sur les réseaux sociaux… 
Paul Ryan, le Président républicain de la Chambre des Représentants a réagi de façon officielle et sobre : « ces tweets ne sont pas appropriés ».

 

C’était une image, un boycott (peut-être pas « approprié », lui non plus, un dérapage aux conséquences économiques lourdes, un dérapage grossier à la récurrence alarmante, le jeudi 29 juin 2017...

ELLE

 

 

 

Tant d'obscurantisme, de bêtise, de manipulation plus ou moins volontaire, le jeu de la communication avant celui de l'information. La forme prend le pas sur le fond... à ceci prêt qu'il y a toujours un fond. Le président "jupitérien" comme certains le nomme a une volonté, et il ne s'embarrasse pas des contre-pouvoirs. Les philosophes "insoumis" se targuent de s'opposer... en buzant pensant faire ainsi acte de présence. Le blond roi du monde vocifère mais ses actions continuent de détricoter réellement les progrès passés au point de rendre son pays mon attrayant pour le reste du monde. Et que dire du démocrate turc, Erdogan, fier d'annoncer la suppression de la théorie de l'évolution des manuels scolaires, nous ne sommes pas à un négationnisme près. 

Et dire que le 30 juin risque de ressembler au 29... heureusement qu'il y a la fête des voisins :-). 

IL

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