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Le blog des rainettes

Le blog des rainettes

De tout et de rien mais surtout de tout : de l'actualité aux voyages, en passant par la culture, littérature, cinéma, l'Art et jusqu'à la cuisine ou la politique, parfois le tout en même temps à 4 mains, à loisir et à l'envie ! Pourquoi ? Parce qu’un et un font un, parce qu’ils existent, parce que c’est suffisant et insuffisant à la fois, parce qu’ils sont toujours d’accord, parce qu’ils ne sont jamais d’accord, parce qu’il est persuadé d’avoir raison, parce qu’elle sait qu’elle a toujours raison, parce qu’il y aura toujours des questions insolubles, parce qu’il y a trop de personnes porteuses de vérités prêtes à l’emploi, parce qu’il y en d’autres envahies de doutes, parce que la liberté de s’exprimer, de se laisser porter est un privilège dont on n’a pas toujours conscience, parce qu’il faut l’explorer comme on explorerait un nouveau continent . Parce qu’ils ne se prennent pas au sérieux, parce qu’ils se prennent trop au sérieux, parce qu’ils ne peuvent pas se passer d’internet, parce qu’ils aiment réagir, interagir, parce qu’un poste de télé ou un bon bouquin ça n’a pas beaucoup de répartie, parce qu’ils aiment des choses, sont dégoûtés, énervés, par d’autres, parce qu’ils contemplent. Parce qu’IL s’imagine en ermite reculé d’un monde fou au bord d’un étang, parce qu’ELLE veut voir le monde, parce qu’ils ont vu, parce qu’ils ont à voir, parce qu’IL repense la vie, l’univers et le reste dans un trempage hebdomadaire, parce qu’ELLE invente des vies, des univers et des restes dans des nuits blanches quotidiennes, parce qu’ELLE s’ennuie, parce qu’ils sont bavards, parce qu’ils sont timides, parce qu’ils sont différents, parce que les autres sont les autres, parce qu’ils sont de grands gamins et parce qu’ils en ont envie : le blog des reinettes, bavardages avec les grenouilles sur un bord d’étang reculé ou sur un coin de toile pseudo-sociale ! IL et ELLE

Et c'est reparti... pour deux tours.

Aux urnes citoyens ! formez vos bataillons ! votons, votons... et essayons de faire vivre la démocratie, encore une fois. Cette fois, nous nous prononçons pour ceux qui voteront les lois, et pour ceux qui s'y opposeront. La représentation de l'Assemblée, on le sait, n'est pas fidèle au spectre de la société. Cela semble être un problème, car comment défendre les intérêts d'un(e) ouvrier(e) dans l'automobile, d'un(e) secrétaire, d'un(e) agriculteur(trice) lorsque l'on est médecin, ingénieur ou ex-militaire ?

Et c'est reparti... pour deux tours.

De la même manière, on peut s'insurger sur le fait que cette Assemblée ne sera pas non plus le reflet des opinions politiques des votants, le mode de scrutin défavorisant... les orientations extrêmes. Ainsi, le scrutin majoritaire est inégalitaire ? En tout cas il permet d'une certaine manière de réduire l'influence des antidémocrates. Mais là n'est pas le propos du moment.

La représentativité sociale est donc notablement remise sur le tapis. Les classes luttent toujours pour pouvoir s'exprimer. L'histoire a montré qu'il ne fallait pas lâcher quoi que ce soit, sinon on revient vite aux modes de fonctionnement du XIXème siècle, qui ont conduit justement à une lutte de classes ouverte. Une forme de mouvement perpétuel qui oscille entre égoïsmes, exploitations, revendications et conditions de vie.

Et c'est reparti... pour deux tours.
Et c'est reparti... pour deux tours.

Dans l'absolu, si un représentant élu est conscient de sa mission, pourquoi ne pourrait-il pas prendre des décisions pour le bien commun ? Je pense qu'en première approximation, loin de toute influence, un député quelle que soit son origine sociale peut prendre des décisions pour le bien de tous, en accord avec ses convictions politiques bien sûr. A condition bien sur qu'il ait les informations qui lui permettent de prendre ces décisions en connaissance de cause.

Et c'est reparti... pour deux tours.

C'est là qu'un premier bât blesse. Si notre représentant est très éloigné des priorités de la majorité, s'il ne connaît pas les conditions de vie et les problèmes de ses électeurs, alors ses décisions seront entachées de zones d'ombre préjudiciables à ceux qui l'ont mené là où il est (Sarkozy ou Hollande ont réellement une idée réelle de la vie réelle ?).

Le deuxième bas blessant est la tentation de faire passer le bien personnel, voire d'un petit groupe, avant celui du plus grand nombre. Le corporatisme, le clientélisme, le népotisme, le bénéfice de ceux qui pourront nous renvoyer l'ascenseur, voilà de quoi gangréner le pouvoir décisionnaire. Un élu n'est plus le représentant de ses électeurs, mais le représentant d'une caste, d'un petit groupe. La lutte des classes est subordonnée à la lutte des castes.

Et c'est reparti... pour deux tours.

Si on imaginait que chacun va défendre les droits de la caste dont il est issu, et si l'assemblée était constituée de députés étant le reflet parfait de la répartition socioprofessionnelle de la France, dans quel sens iraient les décisions ? La loi de la jungle s'épanouirait et les petits seraient mangés par les gros. Cela ne pourrait pas fonctionner, et rétrospectivement, l'assemblée ne fonctionne pas ainsi, bien que des lobbies ou des groupes d'influence mettent leur grain de sel dans les orientations choisies. Le résultat est un mélange subtile qui finit par ne faire sortir principalement que les orientations politiques émanant d'un Président de la République élu, avec en prime de quoi satisfaire de généreux donateurs.

Et c'est reparti... pour deux tours.

En tout cas, le mode de fonctionnement et les lois qui président aux décisions d'un élu, quelle que soit la classe dont il est issu, sont les mêmes. Il n'y a aucune raison qu'un élu provenant de classes dites basses fasse des choix bons pour le plus grand nombre, au même titre que ce que ferait une personne issue d'une classe dite élevée. La seule différence est la nature du réseau qui l'entoure, la caste à laquelle il appartient et la force des groupes d'influence qui l'approchent.

Avoir plus de représentants de la société civile ? Oui, c'est probablement une bonne chose, renouveler le paysage, les têtes, éviter les encroutements et les habitudes de fonctionnement formatées pour gagner un peu plus d'argent ou de pouvoir. Pour autant, est-ce la garantie d'un bon fonctionnement de l'assemblée nationale ? Quid des compétences (à part celles de savoir se vendre) ? Quid des aspirations réelles et personnelles ? Venir de la société civile ne donne aucune garantie d'avoir des décisions prises pour le bien de tous... mais nous verrons bien.

Et c'est reparti... pour deux tours.

Parmi ceux qui veulent nous représenter on trouve de tout, ça a quelque chose de rafraîchissant... et d'inquiétant. La fraîcheur vient d'électrons libres exotiques, des personnalités plus que des idées, de quoi parfois amuser même si chacun veut y croire presque sérieusement (à gauche sur la photo, au cas où... ;-)). La politique ne doit pas être prise trop au sérieux, les personnes élues sont des représentants, des ambassadeurs, des VRP (s'ils ont conscience du bien commun) et leurs mandats sont renouvelables... ou pas.

Et c'est reparti... pour deux tours.

L'inquiétude se cache dans des pseudos associations qui présentent un visage affable, limite désintéressé, mais lorsqu'on gratte on trouve des promoteurs de politiques de pays antidémocratiques, comme la Turquie par exemple. Nul doute qu'il en existe d'autres, car la Démocratie laisse toujours les vers entrer pour la grignoter de l'intérieur. La Russie s'invite dans les élections présidentielles de l'Ouest, la Chine dope son économie ce qui contraint les choix politiques, les USA se laissent balader par un iconoclaste puéril et dangereux ce qui transforme les autres décideurs en capitaines suppléants d'un Titanic laissé à la dérive, alors comment éviter en sus les influences noyauteuses ?

Et pendant ce temps, on entend Mélenchon reprendre à son compte le fait que les Français ont fait barrage au FN (sic, il ne manque pas d'air celui-là, cf. son spot publicitaire bien centré sur sa petite personne), les extrêmes tirent de tous les bords, chacun déclarant avoir la solution pour diriger le bateau ivre. Je crois que l'on va encore bien s'amuser, jusqu'à ce que d'autres réalités nous remettent les pieds sur terre, qu'elles soient écologiques, terroristes, économiques, sociales...

IL

Et c'est reparti... pour deux tours.

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