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Le blog des rainettes

Le blog des rainettes

De tout et de rien mais surtout de tout : de l'actualité aux voyages, en passant par la culture, littérature, cinéma, l'Art et jusqu'à la cuisine ou la politique, parfois le tout en même temps à 4 mains, à loisir et à l'envie ! Pourquoi ? Parce qu’un et un font un, parce qu’ils existent, parce que c’est suffisant et insuffisant à la fois, parce qu’ils sont toujours d’accord, parce qu’ils ne sont jamais d’accord, parce qu’il est persuadé d’avoir raison, parce qu’elle sait qu’elle a toujours raison, parce qu’il y aura toujours des questions insolubles, parce qu’il y a trop de personnes porteuses de vérités prêtes à l’emploi, parce qu’il y en d’autres envahies de doutes, parce que la liberté de s’exprimer, de se laisser porter est un privilège dont on n’a pas toujours conscience, parce qu’il faut l’explorer comme on explorerait un nouveau continent . Parce qu’ils ne se prennent pas au sérieux, parce qu’ils se prennent trop au sérieux, parce qu’ils ne peuvent pas se passer d’internet, parce qu’ils aiment réagir, interagir, parce qu’un poste de télé ou un bon bouquin ça n’a pas beaucoup de répartie, parce qu’ils aiment des choses, sont dégoûtés, énervés, par d’autres, parce qu’ils contemplent. Parce qu’IL s’imagine en ermite reculé d’un monde fou au bord d’un étang, parce qu’ELLE veut voir le monde, parce qu’ils ont vu, parce qu’ils ont à voir, parce qu’IL repense la vie, l’univers et le reste dans un trempage hebdomadaire, parce qu’ELLE invente des vies, des univers et des restes dans des nuits blanches quotidiennes, parce qu’ELLE s’ennuie, parce qu’ils sont bavards, parce qu’ils sont timides, parce qu’ils sont différents, parce que les autres sont les autres, parce qu’ils sont de grands gamins et parce qu’ils en ont envie : le blog des reinettes, bavardages avec les grenouilles sur un bord d’étang reculé ou sur un coin de toile pseudo-sociale ! IL et ELLE

En marche : une ! deux !

 

 
Comme on nous l'avait assuré, il est quasiment certain depuis dimanche dernier qu'Emmanuel Macron aura une majorité plus qu'absolue à l'Assemblée Nationale. La République En Marche devrait avoir plus de 400 députés. Les électeurs en ont décidé ainsi. Enfin, quand je dis les électeurs, précisons, les 49% de Français inscrits qui sont allés voter. Avec à peine 15% des électeurs inscrits (soit 7 323 102 voix à comparer aux 10 millions de voix obtenues sous Hollande en 2012 et les 11,8 millions obtenues par la droite en 2007) Macron et LREM auront donc les pleins pouvoirs. Dans la France de 2017, 15% des voix suffisent à détenir 100% des pouvoirs exécutif et législatif. C'est, paraît-il, parfaitement démocratique...
 
 

 
 
Ceci dit, que ceux qui ne sont pas contents du résultats et qui se sont abstenus, veuillent bien la mettre en sourdine. Sauf à considérer que premier parti politique de France, l'Abstention leur donne droit à la parole...
 
Les Républicains subissent une belle défaite. Le FN, n'ayant pas su mobiliser, perd la moitié de ses électeurs du second tour de la présidentielle; on nous annonçait une quinzaine de députés frontistes (voire plus de 30), ils ne seront sans doute pas plus de 5. Mélenchon s'est lui aussi pris un vent et c'est tant mieux. Quant au parti socialiste, quasi mort, il ne lui reste plus qu'à vendre ses locaux de la rue de Solférino, la baffe est magistrale et ça, c'est super jouissif. Comme le sont les défaites de tous ces vieux dinosaures et autres apparatchiks socialistes: Guigou, Cambadélis, Faure, Glavany, Boutih, Menucci, Hamon, Filippetti, Vaillant, Rihan Cypel, Cherki, j'en passe et des pires... Le plaisir sera complet lorsque dimanche prochain on annoncera la défaite de Belkacem.
 
Ce n'est pas que je me satisfasse de la victoire des macroniens, loin de là, très loin de là, mais force est de constater que l'entreprise En Marche cartonne, le produit marketing "Macron" a été bien travaillé, les Français ont acheté. La faute à qui ? 
 
Il n'y a pas à aller chercher bien loin :  à tous les politiciens qui depuis 40 ans ont réussi la performance de détourner les Français de la chose publique, puis à les en dégoûter pour un grand nombre d'entre eux. A tous les politiciens qui depuis 40 ans n'ont pas été foutus de sortir le pays de l'ornière dans laquelle il ne cesse de s'enfoncer. Ils ont conduit le pays là où nous en sommes aujourd'hui : chômage de masse, précarité, appauvrissement..., et un paysage politique traditionnel dévasté. Ne parlons même pas de cette calamiteuse séquence électorale allant des primaires de gauche et de droite à ce premier tour des législatives : Les Républicains qui avaient un boulevard devant eux se sont lamentablement plantés, la faute aux égo, à un Fillon piteux avocat de sa propre cause, à un programme présidentiel abandonné dès la défaite du 23 avril et une totale absence de leadership lors de cette campagne législative. Un pitoyable leader pour le Parti Socialiste qui ne représentait que les frondeurs de l'ex majorité présidentielle. La démagogie absolue mais convaincante d'un Mélenchon. Un FN bousculé dans son ADN tant par la mauvaise prestation de MLP lors du débat final que par des dissensions internes mortifères. Des sujets sociétaux que quasiment tout le monde politicien a sciemment occulté. Et, cerise sur le gâteau, des médias incroyablement indulgents et totalement énamourés d'un jeune homme de 39 ans dont on ne savait rien trois ans plus tôt.
 
Qu'on le veuille ou non, Macron et sa bande ont réussi là où Républicains, socialistes, insoumis et frontistes ont échoué : le rassemblement et le renouvellement, du moins en apparence. Certes, les troupes macroniennes comprennent un bon paquet de novices, d'amateurs, de traîtres à leurs camps, de magouilleurs et d'opportunistes mais le résultat est là : un Président, sans doute plus de 400 députés et... un minimum de trois ans de tranquillité électorale.

 

Et des Français toujours aussi veaux pour avoir porté leurs suffrages sur des candidats dont, pour la plupart, on ne sait rien : ni ce qu'ils valent, ni s'ils ont le minimum de jugeote pour faire ce pour quoi ils ont  été élus, ni si ils auront assez de tempérament pour ne point se satisfaire du rôle de pantins dans lequel Macron et sa bande rêvent de les cantonner.

Vivement pas dimanche prochain...

ELLE

C'est assez étrange de voir à quel point un succès qui fait chavirer les coeurs des groupies et intrigue les observateurs étrangers, ne tient que d'une débâcle multilatérale. Ce n'est un succès qu'en creux, que par la défaite de tous les autres, le "dégagisme" nécessaire, et l'envie de croire que les choses vont changer. Qu'en sera-t-il lorsque les décisions prises seront dans la droite ligne d'un programme masqué mais libéral ? Qu'en sera-t-il lorsque l'enthousiasme fera la place à l'amateurisme ? 

Malgré tout, on peut reconnaitre à ce nouveau Jupiter un certain talent pour la communication, et peut-être que dans une autre vie il aurait pu être publicitaire. Car après tout, se vendre sans parler du produit mais en créant un sentiment, ce n'est rien de plus que séduire un acheteur avec des ficelles éculées. Où est le problème puisque ça marche... 

Je crois que c'est surtout dans ces moments qu'il ne faut pas renier ses convictions, même si les représentants qui sont sensées les représenter sont en dessous de tout. C'est exactement ce que ne reflètent pas les votes de dimanche dernier ! Peut-être que les abstentionnistes pourraient envisager ceci : ne pas voter pour l'instant n'est en rien une protestation, mais un assentiment tacite pour faire du vainqueur un réel gagnant du jeu démocratique. Si ce n'est pas le candidat souhaité, la politique souhaitée, alors autant s'exprimer de manière plus active. 

IL

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