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Le blog des rainettes

Le blog des rainettes

De tout et de rien mais surtout de tout : de l'actualité aux voyages, en passant par la culture, littérature, cinéma, l'Art et jusqu'à la cuisine ou la politique, parfois le tout en même temps à 4 mains, à loisir et à l'envie ! Pourquoi ? Parce qu’un et un font un, parce qu’ils existent, parce que c’est suffisant et insuffisant à la fois, parce qu’ils sont toujours d’accord, parce qu’ils ne sont jamais d’accord, parce qu’il est persuadé d’avoir raison, parce qu’elle sait qu’elle a toujours raison, parce qu’il y aura toujours des questions insolubles, parce qu’il y a trop de personnes porteuses de vérités prêtes à l’emploi, parce qu’il y en d’autres envahies de doutes, parce que la liberté de s’exprimer, de se laisser porter est un privilège dont on n’a pas toujours conscience, parce qu’il faut l’explorer comme on explorerait un nouveau continent . Parce qu’ils ne se prennent pas au sérieux, parce qu’ils se prennent trop au sérieux, parce qu’ils ne peuvent pas se passer d’internet, parce qu’ils aiment réagir, interagir, parce qu’un poste de télé ou un bon bouquin ça n’a pas beaucoup de répartie, parce qu’ils aiment des choses, sont dégoûtés, énervés, par d’autres, parce qu’ils contemplent. Parce qu’IL s’imagine en ermite reculé d’un monde fou au bord d’un étang, parce qu’ELLE veut voir le monde, parce qu’ils ont vu, parce qu’ils ont à voir, parce qu’IL repense la vie, l’univers et le reste dans un trempage hebdomadaire, parce qu’ELLE invente des vies, des univers et des restes dans des nuits blanches quotidiennes, parce qu’ELLE s’ennuie, parce qu’ils sont bavards, parce qu’ils sont timides, parce qu’ils sont différents, parce que les autres sont les autres, parce qu’ils sont de grands gamins et parce qu’ils en ont envie : le blog des reinettes, bavardages avec les grenouilles sur un bord d’étang reculé ou sur un coin de toile pseudo-sociale ! IL et ELLE

Quel gouvernement En Marche ?

Un nouveau gouvernement

en marche

pour gagner les législatives

 

Paritaire, resserré, renouvelé... Emmanuel Macron avait promis le "renouveau" pour la composition de son premier gouvernement, nommé mercredi 17 mai.
La promesse est-elle tenue ?

 

La parité ?

 

Dix-huit ministres (neuf femmes, neuf hommes) et quatre secrétaires d'Etat (deux femmes, deux hommes) : le gouvernement est paritaire.
Dans le détail, les trois ministres d'Etat, un titre honorifique qui atteste du poids dans le gouvernement, sont des hommes (Gérard Collomb à l'Intérieur, François Bayrou à la Justice, Nicolas Hulot à la Transition écologique et solidaire). Seule une femme hérite d'un poste régalien : Sylvie Goulard au ministère des Armées.

Les hommes se repèrent majoritairement à leur parcours politique (Gérard Collomb, François Bayrou, Jean-Yves Le Drian, Bruno Le Maire…), quand les femmes sont plus issues de la société civile (Agnès Buzyn, Françoise Nyssen, Muriel Pénicaud, Frédérique Vidal, Laura Flessel...). S’il respecte strictement la parité, le gouvernement Macron renoue également avec les vieilles habitudes. Aux postes clés (Intérieur, Justice, Education, Environnement, Quai d’Orsay, Bercy ainsi que le porte-parolat) ne figurent que des hommes.

Nous avons donc un gouvernement paritaire mais certainement pas égalitaire.

Promesse non tenue également pour Emmanuel Macron : celle de la création d'un ministère plein et entier des Droits des femmes. Finalement, Marlène Schiappa hérite d'un secrétariat d'Etat chargé de l'Egalité des femmes et des hommes.

 

Du renouveau ?
 

Quel gouvernement En Marche ?Quel gouvernement En Marche ?

Le candidat d'En marche avait été interrogé sur la possibilité de faire figurer d'anciens ministres dans son futur gouvernement, alors que le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, vient de le rallier. La réponse d'Emmanuel Macron est sans équivoque : « Je prône le renouveau des visages, il s'applique pour l'équipe gouvernementale de manière très claire. » Il ajoute : « J'imposerai le renouveau dans la méthode, dans les pratiques, dans l'équipe gouvernementale. »

Pourtant, d'anciens ministres sont présents dans le gouvernement nommé par le président de la République. Jean-Yves Le Drian quitte la Défense pour s'installer au ministère de l'Europe et des Affaires étrangères. Secrétaire d'Etat chargée du Développement et de la Francophonie (de 2014 à 2016) puis ministre de la Fonction publique (de 2016 à 2017), Annick Girardin, membre du Parti radical de gauche, est nommée ministre des Outre-Mer.

De son côté, François Bayrou (ministre de l'Education nationale entre 1993 et 1997) est nommé ministre de la Justice. Bruno Le Maire, ancien secrétaire d'Etat aux Affaires européennes (2008-2009) et ancien ministre de l'Agriculture (2009-2012), dirigera le ministère de l'Economie.

Il fallait bien remercier les soutiens réels ou rêvés et leur offrir une place au gouvernement quitte à ne pas le renouveler autant qu’il l’avait promis…

 

Un gouvernement resserré ?

« Je constituerai un gouvernement de 15 membres maximum, très ramassé, avec des personnes de la société civile et des personnes du monde politique venant de la gauche, du centre, de la droite », avait promis Emmanuel Macron. La promesse n'est pas tenue : le gouvernement compte 22 membres.

 

Un gouvernement mixte ?

 

« Ni de gauche, ni de droite », ça veut surtout dire « pas de gauche ».

Je me suis toujours méfiée des « ni-ni », le nouveau gouvernement désigné par Emmanuel Macron confirme la tendance, quand on est « ni-ni », on a tout de même une préférence, celle de Macron se porte bien à droite et n’a qu’un seul et unique objectif : gagner les élections législatives !

 

Viennent du Parti socialiste le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, et celui de la Cohésion des territoires, Richard Ferrand ; viennent des Républicains outre le Premier ministre, Edouard Philippe, le ministre de l’Economie et celui des Comptes publics, Bruno Lemaire et Gérald Darmanin. Viennent enfin du centre le Garde des sceaux, François Bayrou, la ministre des Armées, Sylvie Goulard et la ministre des Affaires européennes, Marielle de Sarnez. Tous sont des personnalités politiques importantes. Enfin, Nicolas Hulot, à la Transition écologique, représente la mouvance écologique et le ministre de l’Agriculture, Jacques Mézard, les radicaux de gauche. Notons que l’UDI n’a aucun représentant, le Modem représentant le centre à lui tout seul. À côté de ces ministres politiques, certaines personnalités reconnues pour leurs compétences dans leur domaine occupent les ministères de l’Éducation nationale, du Travail, de la Santé, du Transport et de la Culture, la plupart ayant des attaches partisanes. Bref, dans l’ensemble, et nous ne nous en plaindrons pas, il s’agit d’un ministère formé principalement en fonction du poids et de l’expérience politique. Un ministère pour gagner les élections.

 

Pour gagner les élections !

 

Loin, donc, de représenter le passage du politique professionnel à la société civile, ce ministère traduit simplement le projet politique du nouveau président de concentration républicaine que le mode de scrutin interdit pour l’instant de traduire au moyen de coalitions partisanes, l’union des centres avec cependant un penchant à droite plus fort que le penchant à gauche, les ministères économiques étant donnés à des personnalités clairement de droite alors que les personnalités issues de la gauche avaient déjà quitté leurs partis pour rejoindre En Marche ou s’apprêtaient à le faire.

Un ministère qui penche donc plutôt à droite, ce qui est logique dans la mesure où, la gauche s’étant aujourd’hui détruite d’elle-même, il s’agit pour Emmanuel Macron de diviser maintenant la droite.

 

Il ne s’agit donc pas de débauchage mais d’une véritable opération de recomposition complète du système partisan qui, après le suicide du Parti socialiste, doit réussir à couper en deux l’électorat des Républicains. L’enjeu politique est donc considérable et si ce gouvernement gagne les élections, la France politique de demain ne ressemblera plus du tout à celle d’hier. Ce gouvernement tripartite gauche/centre/droite a pour objectif d’isoler les différents tronçons de la gauche et le Front national ainsi que la droite des Républicains qui demeure sous l’influence de Nicolas Sarkozy et d’une partie des anciens fillonistes. Si cette équipe gagne les élections, la nouvelle majorité pourra accueillir ceux des Républicains et des centristes de l’UDI qui ont appelé à saisir la main tendue par le nouveau président.

 

On pourrait alors considérer que le nouveau clivage progressistes/conservateurs remplacera alors le clivage gauche/droite comme clivage politique principal dans le fonctionnement du système politique français : européanisme contre nationalisme, humanisme contre xénophobie, libéralisme économique contre étatisme, modérantisme contre extrémisme, tolérance contre rigorisme, ouverture à la mondialisation contre protectionnisme.

Si ce gouvernement gagne les prochaines élections législatives, le bouleversement de notre système politique pourra être comparé à celui de 1958. Nul besoin donc d’en souligner davantage l’importance.

ELLE

Le petit grain de sel est la clé des discussions relevées... voici le mien.

La difficulté générale est, je crois, de considérer que le monde, donc la politique, doit être polarisé. On veut remplacer l'opposition droite/gauche, véhiculant chacune des valeurs et des idées somme toutes assez différentes voire bien tranchées, par une opposition mettant la France contre le reste du monde (non pas avec). 

Je pense que créer ce genre d'opposition artificielle c'est nier la réalité complexe des interactions entre pays, entre politiques et économies, entre réalités sociales et nécessités pragmatiques. Ces échanges ne sont pas tous antagonistes. Pourquoi les opposer ? 

Un exemple, on peut s'accorder sur une forme de libéralisation des marchés pour profiter d'une dynamique économique, pour autant il semble nécessaire de sauvegarder ses intérêts propres à notre pays, ce qui conduit à une ouverture raisonnée. 

ELLE a raison, le ni-ni est douteux. D'autant plus que les faits montrent que la préférence est bien visible. Il reste à savoir si la politique suivra tout de même une volonté d'ajouter des ingrédients sociaux dans les choix économiques. Là aussi je doute. Les choix ne font souvent en accord avec une idéologie générale qui demeure réglée par un positionnement en opposition avec un autre camp, qu'il s'agisse d'un regard horizontal ou vertical. Est-ce une si grande recomposition si les causes initiales produisent les mêmes effets ?

Est-il nécessaire de nous faire croire que dans la verticalité, le protectionnisme, la France ou je ne sais quoi est pour le bas, et que le mondialisme effréné est pour un haut virtuel ? La société est plus complexe, les individus sont de mieux en mieux informés et les clivages fermes se réduisent. Mais je ne pense pas que notre nouveau président sorte de sa propre histoire, de son cercle, de son idéologie. Ainsi va la politique, ainsi il en est des "renouvèlements".  

 

IL

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