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Le blog des rainettes

Le blog des rainettes

De tout et de rien mais surtout de tout : de l'actualité aux voyages, en passant par la culture, littérature, cinéma, l'Art et jusqu'à la cuisine ou la politique, parfois le tout en même temps à 4 mains, à loisir et à l'envie ! Pourquoi ? Parce qu’un et un font un, parce qu’ils existent, parce que c’est suffisant et insuffisant à la fois, parce qu’ils sont toujours d’accord, parce qu’ils ne sont jamais d’accord, parce qu’il est persuadé d’avoir raison, parce qu’elle sait qu’elle a toujours raison, parce qu’il y aura toujours des questions insolubles, parce qu’il y a trop de personnes porteuses de vérités prêtes à l’emploi, parce qu’il y en d’autres envahies de doutes, parce que la liberté de s’exprimer, de se laisser porter est un privilège dont on n’a pas toujours conscience, parce qu’il faut l’explorer comme on explorerait un nouveau continent . Parce qu’ils ne se prennent pas au sérieux, parce qu’ils se prennent trop au sérieux, parce qu’ils ne peuvent pas se passer d’internet, parce qu’ils aiment réagir, interagir, parce qu’un poste de télé ou un bon bouquin ça n’a pas beaucoup de répartie, parce qu’ils aiment des choses, sont dégoûtés, énervés, par d’autres, parce qu’ils contemplent. Parce qu’IL s’imagine en ermite reculé d’un monde fou au bord d’un étang, parce qu’ELLE veut voir le monde, parce qu’ils ont vu, parce qu’ils ont à voir, parce qu’IL repense la vie, l’univers et le reste dans un trempage hebdomadaire, parce qu’ELLE invente des vies, des univers et des restes dans des nuits blanches quotidiennes, parce qu’ELLE s’ennuie, parce qu’ils sont bavards, parce qu’ils sont timides, parce qu’ils sont différents, parce que les autres sont les autres, parce qu’ils sont de grands gamins et parce qu’ils en ont envie : le blog des reinettes, bavardages avec les grenouilles sur un bord d’étang reculé ou sur un coin de toile pseudo-sociale ! IL et ELLE

Pugilat raté

Hier soir, Emmanuel Macron et Marine Le Pen se sont affrontés dans un ultime débat avant le deuxième tour des élections présidentielles dans trois jours : une dernière chance pour convaincre, rallier ou se rendre ridicule, chacun son domaine !

 

Marine Le Pen, toujours aussi agressive promettait du sang, elle en a trop fait mais son adversaire, Emmanuel Macron a plus d’endurance qu’elle.

Pas de round d’observation, en l’attaquant dès la première seconde, elle a étalé toutes ses cartes trop vite et s’est vite retrouvée à court d’arguments devant son adversaire serein. Elle l’a renvoyé incessamment au quinquennat sortant, se faisant un plaisir de l’appeler « Monsieur le Ministre de l’Economie », « Monsieur le Conseiller de Monsieur Hollande » mais n’est pas François Mitterrand qui veut… Elle manquait de finesse et encore une fois, sa grossièreté lui a joué des tours.
Elle a pataugé sur les dossiers de fonds et Emmanuel Macron n’a pas laissé passer une occasion de relever ses incohérences et de pointer ses erreurs sur la connaissance de l’économie française « ne dites pas de bêtises, vous en dites beaucoup ! » Il a employé à plusieurs reprises un ton professoral. Face à l’agressivité de son adversaire, le candidat d’En Marche donnait déjà le ton en ayant choisi et en affichant la posture sereine d’un Président de la République.

Emmanuel Macron n’a pas eu de peine à exposer son programme, cohérent avec ce qu’il avait déjà montré et a eu tout loisir de se moquer de l’agressivité de sa rivale.
Son programme est certes libéral mais loin de celui d’un « candidat de la mondialisation sauvage » comme le qualifie Marine Le Pen. Il a exposé certains axes qui relèvent d’une bienveillance sociale et adoucissent le libéralisme vers lequel je ne me serais pas tournée en d’autres circonstances. De bonne foi, il semble vouloir faire au mieux, restant réaliste sur le plan économique et prévoyant sur l’avenir des français.

 

Marine Le Pen devant le manque de réalisme de ses premières propositions s’est embourbée. Emmanuel Macron l’a souligné à propos des retraites à 60 ans, mesure qu’elle avait assuré mettre en place dès son élection : « Mme Le Pen propose de partir à 60 ans. Elle proposait naguère qu'on puisse le faire dès son élection, maintenant elle a reporté la chose". Il a relevé le prix d’une telle mesure « trente milliards d’euros » qu’en tant qu’ancien Ministre de l’Economie, il juge « infinançable ». Elle ne semble pas avoir pris l’ampleur financière de ce projet puisqu’elle annonce un chiffre près de moitié inférieur, qu’elle est incapable de justifier…

 

Autre sujet d’achoppement, l’Europe. Marine Le Pen n’a encore une fois pas fait dans la subtilité : « La France sera dirigée par une femme, ce sera moi ou Madame Merkel ». Elle a accusé Emmanuel Macron de n’être pas capable de prendre une décision sans la bénédiction de cette dernière.

 

Après son alliance avec Nicolas Dupont-Aignan, Marine Le Pen était fort attendue sur le sujet de l’Europe, or elle s’est encore une fois embourbée. Sur la sortie de l'Euro, elle a dû décevoir ses partisans, incapable de convaincre. Elle s'est retrouvée en difficulté et s’est enfoncée d’avantage en comparant les euros aux écus, un élément de langage difficile à exploiter pour celle qui se veut populaire et proche de ses électeurs.

 

A plusieurs reprises, Emmanuel Macron a relevé le caractère irréalisable de son programme. « Ce que vous proposez, comme d’habitude, c’est de la poudre de perlimpinpin » dit-il à propos de la fermeture des frontières.

 

Toute la soirée, la candidate du Front National a tenté par tous les moyens de faire sortir Emmanuel Macron de ses gonds mais calme, posé, il est parvenu à chaque fois à la renvoyer dans les cordes avec des arguments clairs et éclairés d’exemples précis face au pilonnage grossier et incertain de Marine Le Pen.

Le candidat d’En Marche a maîtrisé du début à la fin son sujet dans ce débat, ou plutôt faudrait-il dire, ce pugilat orchestré par la candidate du Front National. Elle s’est pris les pieds dans ses propres filets et ce elle a démontré seule ce sur quoi nous n’avions déjà pas de doutes, à savoir, son incompétence, sa méconnaissance des sujets de fond et sa dangerosité pour la France, l’Europe et le Monde.

Dimanche prochain, il n’y a qu’un seul moyen efficace de lui faire obstacle : voter Emmanuel Macron. Il n’est certainement pas le candidat idéal de tous les français mais il est le seul candidat valable à la Présidence de la République Française. Il est de notre devoir d’offrir à notre pays toutes les chances possibles pour ne pas plonger avec une femme qui à court d’arguments va jusqu’à se montrer agressive et montrer ses cuisses sur une affiche placardée dans toutes les villes de France.

 

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