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Le blog des rainettes

Le blog des rainettes

De tout et de rien mais surtout de tout : de l'actualité aux voyages, en passant par la culture, littérature, cinéma, l'Art et jusqu'à la cuisine ou la politique, parfois le tout en même temps à 4 mains, à loisir et à l'envie ! Pourquoi ? Parce qu’un et un font un, parce qu’ils existent, parce que c’est suffisant et insuffisant à la fois, parce qu’ils sont toujours d’accord, parce qu’ils ne sont jamais d’accord, parce qu’il est persuadé d’avoir raison, parce qu’elle sait qu’elle a toujours raison, parce qu’il y aura toujours des questions insolubles, parce qu’il y a trop de personnes porteuses de vérités prêtes à l’emploi, parce qu’il y en d’autres envahies de doutes, parce que la liberté de s’exprimer, de se laisser porter est un privilège dont on n’a pas toujours conscience, parce qu’il faut l’explorer comme on explorerait un nouveau continent . Parce qu’ils ne se prennent pas au sérieux, parce qu’ils se prennent trop au sérieux, parce qu’ils ne peuvent pas se passer d’internet, parce qu’ils aiment réagir, interagir, parce qu’un poste de télé ou un bon bouquin ça n’a pas beaucoup de répartie, parce qu’ils aiment des choses, sont dégoûtés, énervés, par d’autres, parce qu’ils contemplent. Parce qu’IL s’imagine en ermite reculé d’un monde fou au bord d’un étang, parce qu’ELLE veut voir le monde, parce qu’ils ont vu, parce qu’ils ont à voir, parce qu’IL repense la vie, l’univers et le reste dans un trempage hebdomadaire, parce qu’ELLE invente des vies, des univers et des restes dans des nuits blanches quotidiennes, parce qu’ELLE s’ennuie, parce qu’ils sont bavards, parce qu’ils sont timides, parce qu’ils sont différents, parce que les autres sont les autres, parce qu’ils sont de grands gamins et parce qu’ils en ont envie : le blog des reinettes, bavardages avec les grenouilles sur un bord d’étang reculé ou sur un coin de toile pseudo-sociale ! IL et ELLE

Macron : 65,8%

Emmanuel Macron, le nouveau Président de la République française vient d’être élu à 65,8% des voix.

Ce n’est pas pour moi un soir de fête, Emmanuel Macron ne représente pas mon idéal de chef d’état, la politique que j’aurais souhaitée pour la France, le modèle social auquel j’aspire.
Il est pourtant le candidat pour lequel j’ai voté, deux fois, lors de ces élections présidentielles. Il s’agissait pour moi de faire barrage à trois menaces : Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon et François Fillon. Pour cela, j’ai délaissé le candidat de qui je me sentais la plus proche, Benoît Hamon.

Mon vote a été utile, les menaces ont été écartées les unes après les autres. La menace ultime a été bien écartée mais le score de Marine Le Pen reste inquiétant même s’il n’est pas à la hauteur de ses attentes, même s’il est inférieur à nos pires craintes : un français qui s’est exprimé sur trois a voté pour l’extrême droite.

 

Alors même si je ne fais pas la fête, même s’il n’est pas mon Président idéal, je vais parler de ce qu’Emmanuel Macron vient d’accomplir.

Il y a plus d’un an que l’on considère la France comme à droite et à droite radicalisée. Elle vient d’élire un démocrate progressiste, ancien du PS, ancien ministre de François Hollande.
La France ne devait plus supporter d’énarques au gouvernement, d’élites à la française, elle vient d’en élire un pur jus comme Président.

Il y a des mois qu’on nous brandit la menace de la tornade populiste et nous venons d’élire à deux suffrages exprimés sur toi un libéral de modèle américain, un défenseur de l’Europe, ouvert sur l’étranger et les étrangers.

On nous taxé de vieux pays, incapable de renouveau et nous venons de placer à la tête du pays un Président âgé de trente-neuf ans qui a renversé notre bipartisme traditionnel et écrasé les deux partis majoritaires de la Cinquième République.

Seule la Démocratie nous a permis de renverser ces sombres prévisions. Chaque français a pu s’exprimer par sa voix dans un choix national. De primaire en suffrage universel, vingt-cinq candidats ont tenté d'attirer à eux les suffrages. Ce soir, il ne reste plus qu'un vainqueur : Emmanuel Macron.

Si son élection, ne doit rien au hasard, il a bénéficié d’une bonne part de chance : il a pris les devants sur une éventuelle candidature de François Hollande, il s’est appuyé sur les dissensions consécutives aux Primaires des deux bords. Il a surfé sur le désaveu de Fillon, le fiasco de Benoît Hamon pris en étau entre Mélenchon et lui-même.

Il y a trois semaines, Macron disait : « mon diagnostic sur le profond besoin de renouvellement voulu par les Français est le bon ». Tous les candidats "déjà vus" ont fini par céder face à sa nouveauté. Est-ce un effet d'un plan marketing imaginé par les gros bonnets du CAC 40, comme le soutiennent le Front national comme La France insoumise ? Prétendre que tout n'a été que manipulation relève de la pure théorie du complot. Et face à la paranoïa et aux fictions dogmatiques, une seule réponse a permis de trancher : la voix des urnes !

La victoire est allé au plus audacieux. En réunissant plus de 65% des suffrages face à Marine Le Pen, Emmanuel sauve l'honneur de tout un peuple. Après le Brexit, et l'élection de Donald Trump, le monde entier applaudit cette bonne nouvelle venue de Paris.

L'élection d'Emmanuel Macron, acquise avec 65,8% des voix, change l'image d'un pays qu'on disait voué à la xénophobie populiste.

 

Son discours est solennel, il ne fait pas de triomphalisme, sais ce qu’il doit à ses soutiens et leurs motivations « ma gratitude va à tous ceux d'entre vous qui m'ont apporté leur suffrage et leur soutien. Je ne vous oublierai pas ». Il rassure sur les sujets de fonds, les inquiétudes et préoccupations des uns et des autres, de l’extrême droite à l’extrême gauche. Ce sont de jolies paroles, il n’y a pour l’instant rien de concret.

« Je sais les divisions de notre nation qui ont conduit certains à des votes extrêmes. Je les respecte. Je sais la colère, l'anxiété, le doute qu'une grande partie d'entre vous ont aussi exprimé. […] Nous sommes les héritiers d'une grande histoire et du grand message humaniste adressé au monde, [a déclaré Emmanuel Macron qui a dit sa volonté de] défendre la France et ses intérêts vitaux […] J'oeuvrerai à retisser le lien entre l'Europe et les peuples qui la forment […]la France sera au premier rang de la lutte contre le terrorisme sur son sol et dans l'action internationale. [Après avoir appelé de ses vœux une] "moralisation de notre vie publique [il a dit son souhait de] construire un avenir meilleur par le travail, l'école et la culture ».


Comme tous les autres candidats à cette élection présidentielle maintenant achevée, il place ses billes pour les législatives. Nous attendons des réponses concrètes à ses propositions. « Une nouvelle page de notre longue histoire s'ouvre ce soir, que ce soit celle de l'espoir et de la confiance retrouvée. » Voyons !

ELLE

 

 

Je partage ton analyse ELLE. Pour autant, comme toujours, chacun tire à lui des voix qui ont été orientées pour des raisons bien différentes que celles qui sont déclarées. 

Le Pen n'est pas la représentante du peuple, et le plafond de verre tient encore malgré les atermoiements de pseudos révolutionnaires grincheux. Macron a bénéficié d'un concours de circonstances pour le moins imprévisible, et le résultat final ne reflète pas la réalisation d'intuitions visionnaires.

Les législatives sont les troisième et quatrième tours de cette élection  présidentielle et il est probable que les cartes soient de nouveau battues. Les ex grands partis se sont sentis dépossédés, les extrêmes installés se voient déjà en haut de l'affiche, bref, rien ne dit qu'En Marche ! soit majoritairement représentée à l'assemblée. 

Désormais, on retrouve les envies du premier tour de l'élection présidentielle, sans personnalisation, sans scandale déplorable, on voit les ambitions de tout bord s'exprimer, mais bien malin celui qui pourra prédire la dynamique à venir. 

IL

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