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Le blog des rainettes

Le blog des rainettes

De tout et de rien mais surtout de tout : de l'actualité aux voyages, en passant par la culture, littérature, cinéma, l'Art et jusqu'à la cuisine ou la politique, parfois le tout en même temps à 4 mains, à loisir et à l'envie ! Pourquoi ? Parce qu’un et un font un, parce qu’ils existent, parce que c’est suffisant et insuffisant à la fois, parce qu’ils sont toujours d’accord, parce qu’ils ne sont jamais d’accord, parce qu’il est persuadé d’avoir raison, parce qu’elle sait qu’elle a toujours raison, parce qu’il y aura toujours des questions insolubles, parce qu’il y a trop de personnes porteuses de vérités prêtes à l’emploi, parce qu’il y en d’autres envahies de doutes, parce que la liberté de s’exprimer, de se laisser porter est un privilège dont on n’a pas toujours conscience, parce qu’il faut l’explorer comme on explorerait un nouveau continent . Parce qu’ils ne se prennent pas au sérieux, parce qu’ils se prennent trop au sérieux, parce qu’ils ne peuvent pas se passer d’internet, parce qu’ils aiment réagir, interagir, parce qu’un poste de télé ou un bon bouquin ça n’a pas beaucoup de répartie, parce qu’ils aiment des choses, sont dégoûtés, énervés, par d’autres, parce qu’ils contemplent. Parce qu’IL s’imagine en ermite reculé d’un monde fou au bord d’un étang, parce qu’ELLE veut voir le monde, parce qu’ils ont vu, parce qu’ils ont à voir, parce qu’IL repense la vie, l’univers et le reste dans un trempage hebdomadaire, parce qu’ELLE invente des vies, des univers et des restes dans des nuits blanches quotidiennes, parce qu’ELLE s’ennuie, parce qu’ils sont bavards, parce qu’ils sont timides, parce qu’ils sont différents, parce que les autres sont les autres, parce qu’ils sont de grands gamins et parce qu’ils en ont envie : le blog des reinettes, bavardages avec les grenouilles sur un bord d’étang reculé ou sur un coin de toile pseudo-sociale ! IL et ELLE

Les images en musique

Les images en musique

Lorsque je me demande ce qui pourrait faire un film parfait, il y a un critère qui revient systématiquement, il ne peut exister sans musique adéquate. Un film ce sont des images, des lumières, des angles, des histoires, des dialogues, des personnages... tout cela peut tenir sans musique, c'est certain. Mais je parle du film parfait, celui qui est complet, celui qui allie tout cela et plus encore. Le plus encore est, à mes yeux, musical (à défaut d'avoir un cinéma en odorama).

Les images en musique
Les images en musique

Carné, Renoir, Lubitsch, Lang... ont fait des films profonds, ils ont marqué l'histoire du cinéma, les musiques étaient encore balbutiantes le cinéma sortant de son silence, on privilégiait alors les voix et les sonorités naturelles (même si le Chanteur de Jazz était... un chanteur pour la performance). Puis, à partir des années 1950 les films se sont habillés de notes, des réalisateurs comme Hitchcok, Lean, Preminger, etc... ont fait des films où la musique tient une place particulière, parfois rehaussant l'intrigue angoissante, parfois donnant une dimension héroïque ou dramatique. La musique prend ses lettres de noblesse non pas en simple fond sonore à coup de cuivres ou de cordes, mais jouant le rôle d'un personnage à part entière.

Les images en musique
Les images en musique
Les images en musique

Des compositeurs se sont fait jour (Jarre, Williams, Zimmer, Morricone, Rota, Cosma...). Ils donnèrent une identité au film. Trois notes et les images nous reviennent en mémoire. Le thème récurrent porte l'action d'un Docteur Jivago, d'un Indiana Jones, d'un Dark Vador, d'un Corleone. La musique devient alors une dimension supplémentaire à l'image, un personnage. Mieux, la vue de ces personnages nous fait en entendre la musique associée.

Les images en musique
Les images en musique
Les images en musique
Les images en musique

Les musiques permettent d'identifier, de nous remémorer, de nous faire revivre les sensations des images. Elles prennent corps et complétant les films, elles en font des objets d'arts multiples.

Il arrive des moments où l'accord est presque parfait au point de se dire que le film sans la musique ne serait que l'ombre de lui même.

2001 l'Odyssée de l'Espace aurait moins de profondeur, Amadeus ne serait qu'hystérique, La double Vie de Véronique ou la Leçon de Piano n'auraient aucune raison d'être et d'autres notes seraient inconvenantes, Midnight Express serait vide de tout espoir, In The Mood for Love serait trop plein d'espoir.

Les images en musique
Les images en musique
Les images en musique
Les images en musique
Les images en musique
Les images en musique

Des réalisateurs comme Kubrick, Tarantino, Coppola, Almodovar, Nolan, Kusturica, etc... savent choisir leurs musiques. Ce ne sont pas des musiques originales ou peu, mais elles s'adaptent aux images, aux situations, elles dansent avec la narration. On trouve là des exemples de films ciselés où les images s'accrochent aux mélodies et où une chanson construit un personnage. J'aime ces films qui jouent avec toutes les possibilités et qui en appellent à tous nos sens.

Les images en musique
Les images en musique
Les images en musique
Les images en musique
Les images en musique
Les images en musique

Bien sûr, il y a de grands films sans musiques notables, mis en images par de grands réalisateurs (je pense à Bergman, Lynch, Kurosawa ou encore Bunuel), ou encore de très bons films avec une musique présente mais pas marquante (j'aime les films de  Wes Anderson ou de Tim Burton, sans me souvenir d'une seule de leurs sonorité, à part peut-être un yodle xénocide). Cela dit il me manquera presque toujours quelque chose si une mélodie, une chanson, des notes n'habillent pas une œuvre.

Les images en musique
Les images en musique
Les images en musique
Les images en musique
Les images en musique

Parfois, il y a aussi des musiques ou des sons qui ne devraient pas exister, pas le son marron de South Park, des cacophonies irritantes, et là je me demande, mais pourquoi ? Pourquoi ces dissonances ? En général c'est la marque de mauvais films, on ne va pas en faire l'apologie. Parfois, le film est intéressant, beaucoup de choses sont là pour en faire un beau spectacle, et le parti pris a été de choisir une musique dissonante. Cela peut servir la narration, mais tout de même, si un sens est écorché, on peut perdre quelque chose. Il n'y a pas de nombreux exemples à mon souvenir, mais je pourrais citer Shutter Island. Bien sûr, dans le cadre d'un asile on peut imaginer qu'une musique éraillée traduit les esprits aux fêlures plus ou moins abyssales. Mais mon impression instantanée était : quand est-ce que ça s'arrête ? Pour autant, j'aime beaucoup cette histoire...

Les images en musique
Les images en musique

Quoi qu'il en soit, le cinéma permet beaucoup d'explorations, la musique est plus qu'un habillage, elle donne au spectateur de quoi nourrir les plaisirs visuels. Lorsque les arts se répondent, nous pouvons nous abandonner et être nous même, un peu plus plein après qu'avant.

 

IL

 

 

Cet article, bien que très complet et intéressant (voilà pour la pommade) laisse certains exemples chers à mes yeux de côté.

 

IL parle de la musique comme pouvant souligner le caractère d’un personnage ou même devenir un personnage à part entière. J’avais envie de mentionner ces musiques qui incarnent un élément, voire l’élément clé du film. Ainsi, dans Man of Aran de Robert J. Flaherty, a été tourné comme un film muet en 1934, les voix occasionnelles et les sons ambiants sont présents de façon anecdotique, simplement parce qu’ils étaient là, le sont n’est pas travaillé. Par contre, les thèmes musicaux parlent à la place des personnages, « bruitent » à la place des éléments. Le thème de la Mer sera le fil rouge qui sous-tendra tout le film de façon violente, dramatique et omniprésente.

 

Un autre point absent de l’article d’IL : les comédies musicales ! En fervente adoratrice des films de Jacques Demy, je ne saurais supporter cet oubli.
Je ne mentionnerai que son film emblématique, totalement musical, où aucune parole n’est pas chantée, Les Parapluies de Cherbourg.
Le film compte dix-neuf thèmes qui sont associés à des personnages ou des situations (le bonheur, la séparation par exemple).

La musique est composée par Michel Legrand, les paroles en tandem avec Jacques Demy.

Demy a voulu faire un « opéra populaire » où tous les mots seraient audibles. Il fera dire à un des personnages secondaires dans la séquence d’ouverture qu’il préfère le cinéma à l’opéra.

La musique doit s'adapter à la parole, sans notes extrêmes, sans vocalise, sans modifier outre mesure le débit.

Cela n'empêche pas Demy de rendre hommage à l'opéra. Geneviève et Guy assistent à une représentation de Carmen et sortent… en chantant bien entendu !

ELLE

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