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Le blog des rainettes

Le blog des rainettes

De tout et de rien mais surtout de tout : de l'actualité aux voyages, en passant par la culture, littérature, cinéma, l'Art et jusqu'à la cuisine ou la politique, parfois le tout en même temps à 4 mains, à loisir et à l'envie ! Pourquoi ? Parce qu’un et un font un, parce qu’ils existent, parce que c’est suffisant et insuffisant à la fois, parce qu’ils sont toujours d’accord, parce qu’ils ne sont jamais d’accord, parce qu’il est persuadé d’avoir raison, parce qu’elle sait qu’elle a toujours raison, parce qu’il y aura toujours des questions insolubles, parce qu’il y a trop de personnes porteuses de vérités prêtes à l’emploi, parce qu’il y en d’autres envahies de doutes, parce que la liberté de s’exprimer, de se laisser porter est un privilège dont on n’a pas toujours conscience, parce qu’il faut l’explorer comme on explorerait un nouveau continent . Parce qu’ils ne se prennent pas au sérieux, parce qu’ils se prennent trop au sérieux, parce qu’ils ne peuvent pas se passer d’internet, parce qu’ils aiment réagir, interagir, parce qu’un poste de télé ou un bon bouquin ça n’a pas beaucoup de répartie, parce qu’ils aiment des choses, sont dégoûtés, énervés, par d’autres, parce qu’ils contemplent. Parce qu’IL s’imagine en ermite reculé d’un monde fou au bord d’un étang, parce qu’ELLE veut voir le monde, parce qu’ils ont vu, parce qu’ils ont à voir, parce qu’IL repense la vie, l’univers et le reste dans un trempage hebdomadaire, parce qu’ELLE invente des vies, des univers et des restes dans des nuits blanches quotidiennes, parce qu’ELLE s’ennuie, parce qu’ils sont bavards, parce qu’ils sont timides, parce qu’ils sont différents, parce que les autres sont les autres, parce qu’ils sont de grands gamins et parce qu’ils en ont envie : le blog des reinettes, bavardages avec les grenouilles sur un bord d’étang reculé ou sur un coin de toile pseudo-sociale ! IL et ELLE

EDUCATION / ENSEIGNEMENT / INSTRUCTION quels rôles pour qui ?

Est-ce que l’école doit se charger entièrement de l’éducation des enfants sur tous les plans, ou se contenter de ou se limiter à l’instruction, de l’enseignement des savoirs ? Aujourd’hui par exemple certains parents considèrent qu’elle va trop loin quand elle s’immisce sur le terrain de la morale, de la sexualité.

 

Il y a bien de la différence entre les deux termes : le mot « éducation » est directement issu du latin "educatio" du verbe "ducere" qui signifie conduire, guider. En particulier dans le domaine des valeurs. Instruire, l’instruction, c'est en revanche transmettre à la génération future un certain nombre de connaissances.

 

On se souvient que pendant longtemps le Ministère de l’Education s’est appelé « Ministère de l’Instruction Publique ». C’est une affaire politique, de première importance : celle du rôle de l'État dans les affaires d'enseignement. Evoquée dès 1789, l’Instruction Publique est dotée avec l’Empire d’une structure forte, l'Université Impériale, corporation laïque qui, à la Restauration, est jugée trop indépendante du roi et de la religion : une Commission de l'Instruction Publique devient en 1828, un Ministère à part entière, et l’Eglise ne cessera d’y revendiquer sa participation au nom d’une prétendue « liberté d’enseignement » si férocement brocardée par Victor Hugo qui pour lui n’est en l’état pas du tout une liberté.

 

Séparée de l’Eglise sous la IIIème république, l’instruction publique devient en 1932, avec Édouard Herriot "Education Nationale" : premier signe d’une confusion dont l’instruction aura à pâtir. Plus encore quand Valéry Giscard d'Estaing en retirera l’épithète « nationale » C’est pour cela que Jean-Pierre Chevènement se voulait « Ministre de l’Instruction Publique »... C’est l’instruction qui doit être le rôle de l’état. Comme le disait un texte de l’époque de la Révolution : « L’instruction publique éclaire et exerce l’esprit, l’éducation doit former le cœur. »

 

Et Catherine Kintzler précise : c’est l’opposition entre d’un côté, les tenants d’un modèle visant à former l’enfant dans sa totalité au sein de l’école et, de l’autre, ceux qui, tel Condorcet, « estiment que l’éducation revient à la famille quand le rôle de l’école doit se limiter à l’instruction », à l’enseignement des savoirs et des connaissances.

Ces tracts sont illégalement distribués devant et parfois dans les écoles par des associations de Parents.

 

Alors, aujourd’hui ? Il est clair que les contours sont brouillés. Certains parents s’opposent à ce que l’école traite la question du genre, mais sont-ils vraiment et d’abord des défenseurs de l’instruction, au sens pur et dur ? Ce sont avant tout  des enjeux politiques, religieux et conservateurs qu’ils défendent et qui au final ne concernent ni les enfants, ni l'école.

 

Et cependant, on ne dira pas que sur une partie du fond, ils aient entièrement tort : l’école doit se limiter à l’instruction. MAIS à condition d’observer que l’acquisition de connaissances et de savoirs ne produit pas des effets seulement et purement intellectuels, elle promeut aussi des effets éducatifs : elle forme la raison et le raisonnement, la jugeote, le jugement, etc… cela a des conséquences éducatives. Cela apprend à se défaire de certains stéréotypes et de certaines illusions, de beaucoup d’erreurs et de préjugés.

C’est donc dans cet exercice de l’instruction que se forgeront les capacités de la raison, du jugement, de la rigueur et que l’on puisera la force de combattre certains stéréotypes et surtout pas dans l’enseignement d’un catéchisme politiquement correct ou dans une « école pour tous ».

ELLE

Tout est là, l'instruction glisse vers l'éducation lorsqu'elle est prise en charge par la société, lorsqu'elle forme des individus, futurs citoyens, aptes à évaluer une situation par eux même, juger dans une certaine mesure en connaissance de faits non pas en vertu d'a priori.

Et effectivement, les groupements qui se battent contre une prétendue ingérence de l'état dans une forme d'éducation généralisée, sont "sectaires", à volonté d'aliéner l'esprit de leur progéniture pour en faire des clones de leurs croyances. Il est primordial pour ces groupements que leurs manières de penser ne soit pas remise en question par les plus jeunes et l'éducation publique offre cette possibilité. Alors elle est dangereuse. Quelque part c'est un bon indicateur de l'orientation à suivre pour les futures évolutions de l'éducation nationale, en choisissant le sens inverse de ce que prônent ces groupes d'influence minoritaires. 

IL

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