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Le blog des rainettes

Le blog des rainettes

De tout et de rien mais surtout de tout : de l'actualité aux voyages, en passant par la culture, littérature, cinéma, l'Art et jusqu'à la cuisine ou la politique, parfois le tout en même temps à 4 mains, à loisir et à l'envie ! Pourquoi ? Parce qu’un et un font un, parce qu’ils existent, parce que c’est suffisant et insuffisant à la fois, parce qu’ils sont toujours d’accord, parce qu’ils ne sont jamais d’accord, parce qu’il est persuadé d’avoir raison, parce qu’elle sait qu’elle a toujours raison, parce qu’il y aura toujours des questions insolubles, parce qu’il y a trop de personnes porteuses de vérités prêtes à l’emploi, parce qu’il y en d’autres envahies de doutes, parce que la liberté de s’exprimer, de se laisser porter est un privilège dont on n’a pas toujours conscience, parce qu’il faut l’explorer comme on explorerait un nouveau continent . Parce qu’ils ne se prennent pas au sérieux, parce qu’ils se prennent trop au sérieux, parce qu’ils ne peuvent pas se passer d’internet, parce qu’ils aiment réagir, interagir, parce qu’un poste de télé ou un bon bouquin ça n’a pas beaucoup de répartie, parce qu’ils aiment des choses, sont dégoûtés, énervés, par d’autres, parce qu’ils contemplent. Parce qu’IL s’imagine en ermite reculé d’un monde fou au bord d’un étang, parce qu’ELLE veut voir le monde, parce qu’ils ont vu, parce qu’ils ont à voir, parce qu’IL repense la vie, l’univers et le reste dans un trempage hebdomadaire, parce qu’ELLE invente des vies, des univers et des restes dans des nuits blanches quotidiennes, parce qu’ELLE s’ennuie, parce qu’ils sont bavards, parce qu’ils sont timides, parce qu’ils sont différents, parce que les autres sont les autres, parce qu’ils sont de grands gamins et parce qu’ils en ont envie : le blog des reinettes, bavardages avec les grenouilles sur un bord d’étang reculé ou sur un coin de toile pseudo-sociale ! IL et ELLE

Un temps pour tout

Un temps pour tout

 

Les grands écarts de la pensée qui nous fait nous imaginer au paléolithique à orner une grotte sans nous soucier de qui verra ces décorations, pour revenir en frissonnant au présent des moments sociopolitiques entre ambitions personnelles et récupérations nauséabondes, ces écarts déchirants si la souplesse n'est pas au rendez-vous, peuvent nous donner le vertige.

 

Les échecs n'y changeront rien, il n'y a dans tout cela qu'une seule gagnante.

Enfin, pas tout à fait. De Lascaux, il nous reste un moment hors du temps, un moment qui sera encore présent nous l'espérons dans 20000 ans, peut-être en de multiples exemplaires. L'art crée une réalité qui transcende la mort. Plus généralement, la création est ainsi. Après tout, la notion d'art est aussi assez temporelle. L'art contemporain bénéficie des effets du marché, l'art moderne prend ses lettres de noblesse en se bonifiant, en se décantant, en s'oubliant et en se redécouvrant. Les arts plus anciens ne prennent pas la poussière, ils éclatent en mille lumières. La création permanente jalonne notre évolution.

Un temps pour tout

 

 

Les humains perdent aux échecs, les créations font leurs chemins. Des humains les détruisent, d'autres surgissent. L'humanité avance malgré l'obscurantisme.

Est-ce une forme de naïveté optimiste ?

Pas vraiment, enfin, je ne l'espère pas ;-).

 

J'y reviendrai je pense, mais ce que nous pouvons créer compte peut-être plus que ce que nous sommes intrinsèquement. Jusqu'à ce que l'on arrive à voir que profiter du spectacle porte en soit un sens profond. Un étang peut permettre cela aussi, contempler ce qui est créé comme des moments éternellement présents, même si la faucheuse entropique y met du sien.

Un temps pour tout

La mémoire peut-elle arrêter le temps ? Les Bouddhas de Bamiyan ou Palmyre détruits plus ou moins totalement par la folie, le Parthénon ou Louxor démantelés plus ou moins en partie pour le bien du moment, les anciennes merveilles englouties par le temps les eaux ou la poussière... des créations, des bouts mémoires.

Un temps pour tout
Un temps pour tout
Un temps pour tout
Un temps pour tout

On ne peut pas se souvenir de tout, on ne peut pas reprocher aux atomes de vouloir retrouver leur liberté. On peut simplement y penser parfois, contempler et recréer en rêve.

 

Une question arrive vite : quelle place donner à un faux, un facsimilé, une copie ?

Si le travail est parfait, que cet ersatz est totalement fidèle en tout point, peut-il acquérir le rang de création ?

Posé ainsi, j'ai tendance à penser que oui, car si la copie est parfaite, alors les sens, tous les sens, sont abusés et ne pouvant pas faire la différence avec l'original on devrait lui conférer le même statut (tant que le cerveau n'es pas informé, il peut être abusé, c'est vrai dans tous les domaines).

Un temps pour tout

Mais est-il possible de vraiment arriver à un tel niveau de perfection, au clonage d'une création ? Ou encore, est-ce qu'une intention initiale s'imprime dans ce qui a été créé au point de rendre toute copie parfaite totalement impossible ? Je n'ai pas la réponse à cette question, mais à vrai dire, je ne suis pas sûr qu'elle ait un sens. Si deux choses sont identiques en tout point, chercher à les différencier ne mène nulle part. L'unicité n'est pas une caractéristique sine qua non d'une création.


Est-ce que les facsimilés du musée Pouchkine n'ont pas le mérite d'exister et de permettre à des personnes ne pouvant pas voir les originaux de contempler des créations désireuses d'être vues ou touchées ?

Un temps pour tout

Seul le fait de savoir que cela existe en mieux, ailleurs, peut freiner cette imprégnation.

Dans tous les cas, que ce soit la création ou la contemplation qui nous anime, seule la liberté permet de réaliser ces nécessités constructives.

 

A l'opposé, il y a la destruction, la contingence, la volonté liberticide de réguler l'existence, les certitudes à faire entrer de force dans l'esprit de tous, l'infini bêtise de parler au nom de muets et la plus qu'infini détresse de croire aux vérités autoproclamées de ces profanateurs de la conscience.

 

Ainsi, je choisi le sens de mon existence. Je joue avec le temps, je caresse la liberté, je doute et je combats comme je peux les certitudes de tout bords ou les visions réductrices du monde, enfin, je contemple toute création pour le plaisir.

 

Ok, c'est un peu réducteur, je ne me résume pas à si peu, mais il y a un temps pour tout. Ce soir je me laisse aller à ce grand-écart entre la vie du passé et la mort du présent, entre des peintures qui défient le temps sans se soucier de leur existence, et des échanges chargés de vanité vaine en se croyant essentiels ou révolutionnaires mais tout justes bons à nourrir Chronos.

Un temps pour tout

IL

 

 

 

Je l'ai déjà exprimé dans mon article sur Lascaux 4, je ne partage pas totalement l'avis d'IL sur les reproductions et les facsimilés, notamment d'un point de vue sensible.

Je n'aime pas que l'on trompe ma sensibilité et je crois qu'on ne peut pas. Il parle du musée Pouchkine à Moscou. J'ai pu le visiter l'été dernier. Après avoir traversé le continent européen et avant de traverser le continent asiatique en lignes droites, lors d'une halte à Moscou, j'ai vécu un tour d'Europe des capitales culturelles !
La fatigue aidant, à la première oeuvre connue, on se dit "tiens, un prêt...", pour la deuxième, "ah, je croyais l'avoir vu à Londres, celui-là..." et puis on ouvre de grands yeux ronds et on comprend que ce qui s'expose sous nos yeux ne sont que des copies. On s'approche des panneaux, on lit les traductions, on sort le dépliant de visite, le guide : ce n'est mentionné nulle part !

Un temps pour tout
Un temps pour tout


Je ne veux pas visiter le musée Pouchkine et me croire au Louvres, à la National Gallery, aux Offices, au Mauritshuis, à la Pinakothek… Heureusement, tout de même beaucoup de Matisse que je ne connaissais pas et quelques découvertes chez Monnet, Manet, Picasso, Van Gogh et Rousseau dont le finis par douter de l'originalité...

Un temps pour tout
Un temps pour tout
Un temps pour tout

Pour moi, c'est une arnaque, on me présente des copies, des toiles vieillies artificiellement et je me demande dans quelle mesure cette visite dans un musée réputé, qui pour Il aurait l'avantage et "le mérite d'exister et de permettre à des personnes ne pouvant pas voir les originaux de contempler des créations désireuses d'être vues" ne pourrait pas être remplacée par le feuilletage d'un livre d'art avec photos de bonne qualité, un site internet ?

 

Un temps pour tout

La peinture offre un grain, une lumière, un "toucher de l'oeil" particulier qu'on ne retrouve peut-être pas sur une photo mais quand cette oeuvre est copiée par un pinceau contemporain, plus ou moins grossier, sculptée par une main maladroite, on perd son charme, sa réalité, son originalité... et pour moi son âme.

ELLE

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