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Le blog des rainettes

Le blog des rainettes

De tout et de rien mais surtout de tout : de l'actualité aux voyages, en passant par la culture, littérature, cinéma, l'Art et jusqu'à la cuisine ou la politique, parfois le tout en même temps à 4 mains, à loisir et à l'envie ! Pourquoi ? Parce qu’un et un font un, parce qu’ils existent, parce que c’est suffisant et insuffisant à la fois, parce qu’ils sont toujours d’accord, parce qu’ils ne sont jamais d’accord, parce qu’il est persuadé d’avoir raison, parce qu’elle sait qu’elle a toujours raison, parce qu’il y aura toujours des questions insolubles, parce qu’il y a trop de personnes porteuses de vérités prêtes à l’emploi, parce qu’il y en d’autres envahies de doutes, parce que la liberté de s’exprimer, de se laisser porter est un privilège dont on n’a pas toujours conscience, parce qu’il faut l’explorer comme on explorerait un nouveau continent . Parce qu’ils ne se prennent pas au sérieux, parce qu’ils se prennent trop au sérieux, parce qu’ils ne peuvent pas se passer d’internet, parce qu’ils aiment réagir, interagir, parce qu’un poste de télé ou un bon bouquin ça n’a pas beaucoup de répartie, parce qu’ils aiment des choses, sont dégoûtés, énervés, par d’autres, parce qu’ils contemplent. Parce qu’IL s’imagine en ermite reculé d’un monde fou au bord d’un étang, parce qu’ELLE veut voir le monde, parce qu’ils ont vu, parce qu’ils ont à voir, parce qu’IL repense la vie, l’univers et le reste dans un trempage hebdomadaire, parce qu’ELLE invente des vies, des univers et des restes dans des nuits blanches quotidiennes, parce qu’ELLE s’ennuie, parce qu’ils sont bavards, parce qu’ils sont timides, parce qu’ils sont différents, parce que les autres sont les autres, parce qu’ils sont de grands gamins et parce qu’ils en ont envie : le blog des reinettes, bavardages avec les grenouilles sur un bord d’étang reculé ou sur un coin de toile pseudo-sociale ! IL et ELLE

Les médias

Les médias

Les grands esprits se rencontrant, nous vous offrons nos deux visions du respect de la presse dans l'actualité ici, celle d'IL et dans l'article intitulé "La presse, on l'encule !", celle d'ELLE.

Il y a des sujets qui ne peuvent être écrits qu'en des moments particuliers et qui, sortis de ces moments perdent de leur essence. Alors avant que le temps passe, il y a un thème que je voulais aborder. Cela concerne la manière d'équilibrer les pouvoirs démocratiques et la manière dont cela se traduit si on ne prend pas garde.

Il y a quelque chose de particulièrement édifiant qui émerge de nos partis politiques, c'est la perpétuelle remise en cause des médias.

Soyons clairs. Les médias sont tous subjectifs, ils ont tous une ligne éditoriale qui les conduit à choisir des images plutôt que d'autres, des angles de présentation pour suivre cette ligne. Elle peut provenir d'amitiés, de circonstances, de propriétaires, tout est possible et ouvert.

 

Malgré cette subjectivité incontournable permanente, le fait d'être en démocratie, d'être dans un pays qui accorde de la place aux contre-pouvoirs des politiques ou des juges, permet à chacun de s'exprimer librement et une forme d'équilibre se crée. Tout le monde peut trouver un média qui correspond à sa sensibilité, et je pense que sur cet aspect personne ne se plaint. Ainsi, pour la presse écrite, de Minute à l'Humanité, du Figaro à Libération, chacun va y trouver son compte, au point d'ailleurs de prendre pour argent comptant ce qui est décrit dans l'organe choisi, en oubliant la subjectivité consubstantielle aux articles mis en avant.

Mais bon, admettons. Encore une fois, un certain équilibre se crée, et c'est le fruit de la liberté.

Là où les choses évoluent d'une manière inquiétante, c'est que par la voix des hommes et femmes politiques en mal de buzz ou de boucs-émissaires, les médias deviennent des coupables à lyncher. On dépasse le média bashing, on parle des médias comme d'autant d'ennemis à abattre. Pour les représentants de cette liberté essentielle qui se trouvent sur le terrain, ils sont sifflés, conspués, molestés, voire agressés, même si pour les débordements physiques on les trouvera d'autant plus facilement qu'on se rapprochera d'un extrême. Il n'y a pas à dire, la cohérence antidémocratique se lie à tous les niveaux.

 

 

Ainsi, on passe d'un outil nécessaire à l'équilibre démocratique, à un ennemi de ceux qui veulent le pouvoir... démocratiquement.

On en oublie que le journalisme nourrissant ces médias s'appuie, a priori, sur des observations, des faits corroborés (prenons le meilleur des cas), il s'agit d'informations dont nous sommes tous devenus friands. Une information qui colporte les sondages servant de cap aux hommes politiques, information qui dénonce, information qui, malheureusement aussi parfois, désinforme.

On oublie que ce qui constitue le corps à dépecer pour certains, est une réalité qui mérite d'être explorée pour d'autres. On va rendre les médias responsables d'un échec en oubliant la gravité d'un fait ? N'est-ce pas ainsi que l'on tourne le dos à la démocratie ? 

 

 

Alors quand c'est assorti d'un mépris flagrant de l'institution judiciaire, la démocratie bat vraiment de l'aile.

Et pourtant, pour revenir un peu en arrière, les médias deviennent des messies quand ils vont dans le sens voulu, quand l'information rassure, ou quand elle démolit un adversaire.

On en arrive à la déviance ultime : pour contenter le lectorat ou l'auditorat, on invente des faits, il n'y a rien de mieux. "L'alternative fact" est une invention fantastique. Plus besoin de vérifier, plus besoin de journalistes. Les médias deviennent le vecteur d'informations "alternatives" (donc totalement bidonnées), simplement pour étayer un discours.

 

 

Là le journalisme est mort. Là, les médias sont un instrument de propagande. Là encore, la démocratie pleure.

Cela nous conduit à rester vigilants, à vérifier et contre vérifier ce qui est dit et vu. Nous nous devons d'être exigeants et de nous informer réellement en écoutant toutes les versions d'un même fait, sous peine de nous laisser mener par des sirènes, tout en crachant sur ceux qui osent s'opposer à nos opinions. La liberté se nourrit des antagonismes, il faut les laisser s'épanouir.

Les médias portés par les journalistes en sont la figure de proue du moment, et ils sont au coeur de nombreuses tensions. Mais lorsqu'on crache dessus tout en se servant honteusement d'eux en détournant la réalité et en l'instrumentalisant, alors nous glissons vers un autre état...

IL

N'oubliez pas la vision d'ELLE sur le même sujet : ici.

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