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Le blog des rainettes

Le blog des rainettes

De tout et de rien mais surtout de tout : de l'actualité aux voyages, en passant par la culture, littérature, cinéma, l'Art et jusqu'à la cuisine ou la politique, parfois le tout en même temps à 4 mains, à loisir et à l'envie ! Pourquoi ? Parce qu’un et un font un, parce qu’ils existent, parce que c’est suffisant et insuffisant à la fois, parce qu’ils sont toujours d’accord, parce qu’ils ne sont jamais d’accord, parce qu’il est persuadé d’avoir raison, parce qu’elle sait qu’elle a toujours raison, parce qu’il y aura toujours des questions insolubles, parce qu’il y a trop de personnes porteuses de vérités prêtes à l’emploi, parce qu’il y en d’autres envahies de doutes, parce que la liberté de s’exprimer, de se laisser porter est un privilège dont on n’a pas toujours conscience, parce qu’il faut l’explorer comme on explorerait un nouveau continent . Parce qu’ils ne se prennent pas au sérieux, parce qu’ils se prennent trop au sérieux, parce qu’ils ne peuvent pas se passer d’internet, parce qu’ils aiment réagir, interagir, parce qu’un poste de télé ou un bon bouquin ça n’a pas beaucoup de répartie, parce qu’ils aiment des choses, sont dégoûtés, énervés, par d’autres, parce qu’ils contemplent. Parce qu’IL s’imagine en ermite reculé d’un monde fou au bord d’un étang, parce qu’ELLE veut voir le monde, parce qu’ils ont vu, parce qu’ils ont à voir, parce qu’IL repense la vie, l’univers et le reste dans un trempage hebdomadaire, parce qu’ELLE invente des vies, des univers et des restes dans des nuits blanches quotidiennes, parce qu’ELLE s’ennuie, parce qu’ils sont bavards, parce qu’ils sont timides, parce qu’ils sont différents, parce que les autres sont les autres, parce qu’ils sont de grands gamins et parce qu’ils en ont envie : le blog des reinettes, bavardages avec les grenouilles sur un bord d’étang reculé ou sur un coin de toile pseudo-sociale ! IL et ELLE

A un peu plus froid

A un peu plus froid

Une nouvelle campagne commence. Ils étaient onze sur la ligne de départ, ils ne sont plus que deux candidats à la présidentielle et c’est un profond bouleversement du paysage politique français qu’ils nous offrent.

A un peu plus froid
A un peu plus froid

Comment vont se reporter les votes ? Avec à eux deux 45 % des suffrages, les candidats au second tour, il faut maintenant convaincre les autres électeurs…. et surtout convaincre les abstentionnistes qui représentent un électeur sur cinq.

A un peu plus froid

Le Pen qui fait le tour des bistrots et des marchés, fait aussi le jeu de la peur et du rejet avec sa « lutte » contre le terrorisme et la mondialisation sauvage.

A un peu plus froid

Chez Macron, « le plus dur reste à faire », gagner le second tour, pas ambiance festive, conscient des votes de confiance, des votes d’éviction, de la responsabilité reporté, il se veut le Président des patriotes face à la menace des populistes.

 

A un peu plus froid

On attend le débat…

 

Pour rester sur le terrain de Marine Le Pen qui a l’air de passionner les français, quand elle qualifie Emmanuel Macron de « faiblard sur le plan du terrorisme », il est facile de lui répondre que son souhait indépendance française bat de l’aile quand elle se soumet en allant quémander le soutien de Vladimir Poutine (choix fait par Mélenchon aussi, hasard ?), ce choix n’étant pas garant de l’indépendance de la France. Quant à prendre la Russie en exemple qui a elle-même était victime du terrorisme est assez hasardeux, tout comme il est hasardeux d’imaginer qu’un pays autoritaire nous aide à lutter contre le terrorisme.

A un peu plus froid

Emmanuel Macron a une position plus claire et précise. Il a conscience du caractère Gordien du problème, malheureusement il ne se règle pas en tranchant dans le vif. 

 

Macron et Le Pen sont sortis finalistes de ce premier tour sur une fracture sociale et une fracture géographique (cf. la carte des votes). Ces problèmes là ne sont pas réglés et ne se régleront pas par un front républicain.

Celui qui sera demain Président de la République (je me refuse à parler au féminin) n’aura pas la partie facile : les problèmes clés demeurent : pb d’emploi, de pouvoir d’achat, de classes, le problème de l’Europe, tout cela n’est pas résolu.

Il ne suffit pas de se dire européen, il faut être critique sur la manière dont elle se construit. Il faut aborder les questions de fond. Les candidats ont été jusque-là sur une perspective soit de rejet, soit de reconstruction sans être au clair sur ce qu’ils voulaient vraiment en faire.

En bénéficiant de cet effet de nouvel enchantement générationnel, de cette nouvelle méthodologie, de la politique que propose Macron, de ce charisme d’homme providentiel que ce premier tour des élections lui a donné, il doit proposer un nouveau projet européen. Il a commencé à esquisser un projet avec quelques directions, sans aucun doute trop dans le champ économique (il reste de son école…) et maintenant, on attend quelque chose d’autre, de plus fort sur le plan politique et social européen.

Il lui faudra aussi à ce Président, aller à la conquête des couches populaires qui sont dans la crainte de ne pas voir leurs problèmes entendus. Il ne faut pas verser dans le triomphalisme devant Marine Le Pen qui va jouer les exclus contre les inclus, les classes sociales défavorisées contre les centres-villes. Nous n’aurons pas un échec du FN à 70 contre 30 %. Il faut comprendre ce scrutin, il faut en tirer les leçons. Ce premier tour n’annule pas ce qui s’est passé aux Etats-Unis, n’annule pas ce qui s’est passé en Angleterre, n’annule pas cette vraie fracture sociale qui rend la mission du futur Président vitale : s’il n’agit pas pour répondre à cette fracture, la prochaine fois, il n’y aura plus de blanc-seing à quiconque, pas même à un homme providentiel, à quelqu’un de nouveau.

A un peu plus froid
A un peu plus froid
A un peu plus froid

 

 

Macron n’a encore rien gagné et il n’a pas encore imaginé ce que la France attend de lui.

 

 

Il est urgent de sortir de la dictature des sondages qui ont eu une influence réelle sur les élections. Il faut revenir aux projets politiques, revenir aux votes de conviction pour éviter les votes d’opportunité. Les français ont fait des choix réfléchis mais influencés.

Le risque des sondages est maintenant de donner le sentiment que l’accès à la présidence de Macron est acquis alors que justement, il ne faut pas faiblir, pas une voix ne doit manquer pour barrer la route de l’Elysée à l’extrême droite. Il n’y a pas de place pour des hésitations ! Chacun doit prendre ses responsabilités comme les partis les politiques les plus intelligents ont pris les leurs dès hier soir.

A un peu plus froid

 

Nous assistons à la sortie du bipartisme politique à la française. Je ne vais pas m’attarder sur le parti Les Républicains mais m’arrêter sur la défaite historique du Parti Socialiste :

Que va-t-il se passer après ? Quel parti socialiste ? L'éviction du candidat socialiste pressé entre deux autres candidats (Mélenchon et Macron), amène cette question.
La dynamique difficile d’une élection présidentielle avec une gauche divisée, un parti socialiste qui a exercé le pouvoir pendant cinq ans dans des conditions qui ont créé de la déception, n’ont finalement pas généré une immense surprise avec ce faible score.

Comment réinventer la gauche française, politiquement, moralement, sans rester engoncé dans une simple refonte ? La gauche va manquer à la France dans ce second tour des élections présidentielles, il va falloir travailler vite pour offrir des propositions aux français des propositions sociales en ayant entendu le désaveu des électeurs.

En attendant, le vote républicain est appelé par les deux grands partis aujourd’hui.

 

ELLE

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