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Le blog des rainettes

Le blog des rainettes

De tout et de rien mais surtout de tout : de l'actualité aux voyages, en passant par la culture, littérature, cinéma, l'Art et jusqu'à la cuisine ou la politique, parfois le tout en même temps à 4 mains, à loisir et à l'envie ! Pourquoi ? Parce qu’un et un font un, parce qu’ils existent, parce que c’est suffisant et insuffisant à la fois, parce qu’ils sont toujours d’accord, parce qu’ils ne sont jamais d’accord, parce qu’il est persuadé d’avoir raison, parce qu’elle sait qu’elle a toujours raison, parce qu’il y aura toujours des questions insolubles, parce qu’il y a trop de personnes porteuses de vérités prêtes à l’emploi, parce qu’il y en d’autres envahies de doutes, parce que la liberté de s’exprimer, de se laisser porter est un privilège dont on n’a pas toujours conscience, parce qu’il faut l’explorer comme on explorerait un nouveau continent . Parce qu’ils ne se prennent pas au sérieux, parce qu’ils se prennent trop au sérieux, parce qu’ils ne peuvent pas se passer d’internet, parce qu’ils aiment réagir, interagir, parce qu’un poste de télé ou un bon bouquin ça n’a pas beaucoup de répartie, parce qu’ils aiment des choses, sont dégoûtés, énervés, par d’autres, parce qu’ils contemplent. Parce qu’IL s’imagine en ermite reculé d’un monde fou au bord d’un étang, parce qu’ELLE veut voir le monde, parce qu’ils ont vu, parce qu’ils ont à voir, parce qu’IL repense la vie, l’univers et le reste dans un trempage hebdomadaire, parce qu’ELLE invente des vies, des univers et des restes dans des nuits blanches quotidiennes, parce qu’ELLE s’ennuie, parce qu’ils sont bavards, parce qu’ils sont timides, parce qu’ils sont différents, parce que les autres sont les autres, parce qu’ils sont de grands gamins et parce qu’ils en ont envie : le blog des reinettes, bavardages avec les grenouilles sur un bord d’étang reculé ou sur un coin de toile pseudo-sociale ! IL et ELLE

24/04 SOUVENIR

24/04 SOUVENIR

Souvenir

 

Il y a des jours étranges où pris dans le flot du présent et de ses contingences, on finirait presque par oublier les moments essentiels.

Aujourd'hui est un jour comme les autres pourtant,... enfin pas tout à fait.

Un 24 avril d'il y a 102 ans, le coup d'envoi de la première exaction génocidaire du XXème siècle a été donné. 600 notables arméniens ont été exécutés. Joli score.

Puis la population arménienne fut déportée et massacrée en cours de route. 1,5 millions de morts, encore aujourd'hui niées par le gouvernement turc, les livres d'Histoire turcs (il fallait mâter ces terroristes, hommes, femmes, enfants, personnes âgées), et une partie de la communauté internationale qui n'a toujours pas reconnu ce fait incontournable. On ne peut pas nier la disparition d'une population entière. Enfin, je dis cela, mais certains s'arrogent ce droit.

Le procédé était simple, limite artisanal, le fusil, la baïonnette, le poignard, le désert, les pillards... Pas d'industrie, une simple volonté de tous les instants et de tous lieux d'éradiquer une "vermine".

Pendant ce temps, le vacarme de la Première Guerre Mondiale a fait taire les voix qui pouvaient s'élever contre ce massacre organisé, le premier de son espèce en un temps si court.

Les déserts syriens ont étouffé les cris et bu le sang. Maintenant, les turcs lorgnent sur ces bouts de terre sans mémoire ni vergogne.

 

Le devoir de mémoire avait été évoqué par un philosophe je crois pour un autre génocide, plus récent. Celui qui m'a vu naitre, fier d'être le fruit de la survivance de ce qui n'a pas pu être détruit, est un peu plus lointain. Il vient d'une époque où l'Europe avait d'autres choses à penser, d'autres douleurs à panser et d'autres morts à commémorer.

Pourtant le génocide arménien a ouvert le bal des horreurs du XXème siècle. Une forme de pêché originel donnant un blanc-seing aux autres par son impunité.

Mais voir que la Turquie est toujours incapable de présenter des excuses, de demander un pardon inscrit dans toutes les religions du livre et nécessaire à toute avancée pour une société ouverte vers son avenir, est d'une obscénité sans nom.

Petit exemple : lorsque la France a reconnu ce fait historique, qu'a fait la Turquie ? Elle a rappelé son ambassadeur... Si le gouvernement turc est vexé par l'horrible responsabilité de ses prédécesseurs, il peut s'en démarquer justement en condamnant au lieu de poser les fondations qui favoriseront le recommencement de sordides pans de notre Histoire encore et encore.
Maintenant la Turquie a remis son avenir entre les mains d'un nouveau dictateur démocratiquement élu, ce n'est pas du meilleur augure pour cette mémoire foulée au pied.

Ainsi les exactions du passé peuvent retrouver le chemin du présent, en oubliant.

Le devoir de mémoire n'a pas pénétré cet obscurantisme là.

 

Alors, souvenons-nous de ce 24 d'avril 1915. Souvenons-nous en pour tous ceux qui croient qu'oublier est la meilleure manière d'exister. Souvenons-nous en pour que l'humanité puisse regarder ce qu'elle a de pire en elle et qu'elle puisse l'exorciser.

 

Pas de métaphore. Le souvenir et le silence.
 

24/04 SOUVENIR
24/04 SOUVENIR
24/04 SOUVENIR
24/04 SOUVENIR

IL

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